Rafales : 8 nds
Température mer :
![]() |
Le « Marius-Oliveri » est sorti quatre fois en à peine une semaine, ce qui représente 20 % de son activité annuelle !
« Je peux vous assurer que lorsque nous devons sortir de nuit, par gros temps de sud-est, c'est pas tout à fait du play-back... » Michel Zambrano, le président de la station sétoise, n'est jamais le dernier pour dire tout le bien qu'il pense de ceux qui œuvrent à ses côtés à la SNSM (*). D'autant plus quand, comme ce fut le cas la semaine dernière, ils sont largement sollicités.
Il faut aussi reconnaître que le secours à personnes, en mer de surcroît, ça crée des liens.
Et que si le Patron Marius Oliveri, qui n'a de canot que le nom (18 m et 900 cv, ça force le respect) ne « sort » finalement que trente fois par an, c'est
365 jours par an et 24 h sur 24 qu'une partie des quinze équipiers (au moins huit), sont d'astreinte. Et prêts à embarquer sous la houlette du "patron" Jean-Pierre Albano ou d'un de ses suppléants, Claude Rossignol et Didier Agresta.
Couvrant une zone allant de la Pointe de l'Espiguette à Gruissan, et intervenant jusqu'à 40 milles au large, la SNSM sétoise se porte au chevet de tous les navires en difficulté, qu'ils soient professionnels ou de plaisance. Même si c'est la plaisance qui emporte la palme avec plus de 85 % des interventions.
De fait, si le canot « tout temps » sort en général deux fois par mois, le nombre d'interventions suit une courbe exponentielle en été.
La semaine dernière, le Marius Oliveri a ainsi quitté à quatre reprises l'embarcadère du Môle. Le type d'interventions ?
« Sur 1 000 sorties, confie Michel Zambrano, aucune n'est identique », même si la recrudescence d'interventions, ces dernières semaines, procède de causes bien identifiables : « Généralement, le début de saison estivale est marqué par de nombreuses pannes moteur du fait de mauvais hivernages, de batteries non remplacées, de filtres obstrués. Jusque-là ça va, puisque c'est de l'assistance. En revanche, on peut déplorer que les plaisanciers tiennent si peu compte des bulletins météo », ajoute le président de la station sétoise, lequel s'empresse d'ajouter : « On n'est de toute façon pas là pour juger, car ce boulot-là, on le fait de bon cœur. »
Pa.C.
(*) Société nationale de sauvetage en mer. Le secours aux plaisanciers motive l'essentiel des sorties de la SNSM.
Publié le : Lundi 27 juillet 2009 à 09:10
![]() |
La 28 e édition a lieu ce week-end Il aurait pu s'agir d'une énième animation estivale sur les quais du Centre-Port ou d'un simple rendez-vous pour vacanciers en mal d'authenticité. Il n'en est rien. Car la 28 ème édition de la fête de la Mer, qui se déroule demain soir et dimanche au Cap-d'Agde, demeure bel et bien une tradition désormais ancrée dans le calendrier agathois.
Peut-être moins entourée de ferveur que les fêtes de la Saint-Pierre, même si, là encore, hommage est rendu aux marins disparus en mer, mais très appréciée de la population. On en veut pour preuve la messe en plein air qui sera célébrée dimanche matin, à partir de 10 h 30 sur le quai de Beaupré, qui regroupe fidèles et spectateurs lors d'un office inhabituel. Au terme de celui-ci, sera célébrée la bénédiction des bateaux avant un embarquement quai Jean-Miquel pour une sortie en mer très attendue, notamment des plaisanciers du Cap-d'Agde, en compagnie des Belles agathoises vêtues de leurs costumes traditionnels et des musiciens de la peña de Montagnac. Le soir même, sur la place du Barbecue, un concert du groupe Kyrhana ponctuera cette journée de fête débutée la veille au soir.
Car c'est bien demain, à partir de 20 h 45 que seront donnés les trois coups de la fête de la Mer à l'occasion d'un tournoi de joutes languedociennes organisé dans le port de plaisance, devant le quai de Beaupré. Pour l'occasion, c'est la Société nautique des jouteurs agathois (SNJA), véritable monument dans le monde des joutes avec son siècle d'existence, qui organisera le challenge Patrice-Mathieu. L'occasion pour les touristes de découvrir cette discipline et, pour les habitués, de voir évoluer les jouteurs dans un cadre différent. Un moment quoi qu'il en soit à goûter sans retenue.
O. R
Publié le : Vendredi 24 juillet 2009 à 07:38
![]() |
Dans une mer très agitée, un couple de Savoyards, âgés de 55 et 57 ans, a trouvé la mort cet après-midi, au large de la plage naturiste du Cap d'Agde. Alors qu'ils venaient de sortir de l'embouchure de Port-Ambonne, les vacanciers, qui étaient à bord d'un bateau à moteur avec deux amis, auraient tenté de faire demi-tour en voyant la mer déchaînée.
Une manoeuvre qui aurait entraîné le chavirage de l'embarcation. Le sauveteurs du poste de secours, rapidement sur les lieux, n'ont pu sauver les malheureux qui se sont noyés Les amis qui les accompagnaient, en état d'aquastress, ont été secourus.
Dans les Pyrénées-Orientales, la forte houle ont occasionné 25 interventions de la part des sapeurs-pompiers. A Canet-en-Roussillon, un jeune homme de 21 ans, originaire de Moselle, a trouvé la mort par noyade. Une autre personne a été transférée à l'hôpital de Perpignan dans un état grave.
Publié le : Jeudi 23 juillet 2009 à 23:29
![]() |
Si les amateurs de pêche au gros sont au régime sec depuis maintenant deux ans, il arrive que certaines prises procurent autant d'émotions que la capture d'une bonite au bout de la ligne. C'est ce qui est arrivé dernièrement à Guy Galzy, à l'occasion d'une sortie à la traîne au large du Grau d'Agde. Seul à la manoeuvre, après un combat acharné d'une vingtaine de minutes et avec une épuisette trop petite pour cet exceptionnel poisson, Guy Galzy a remonté un loup de 10 kg, pesé et authentifié par Luc d'Ettore, propriétaire du magasin Poseïdon Pêche, au Grau d'Agde.
Une telle prise, si elle ne constitue pas un record à part entière, reste quand même rarissime.
Publié le : Mercredi 22 juillet 2009 à 08:58
![]() |
| F. DAIREAUX |
Ils sont tous là. Gendarmeries départementale et maritime, douanes, CRS et affaires maritimes. En ce jour de juillet, tous les services chargés de la sécurité en mer sur le secteur de l'Hérault, du Gard et de l'Aude se sont réunis pour une opération spéciale de contrôles. A moins d'un mois d'un été débuté, il est bien utile de rappeler aux plaisanciers les règles élémentaires de navigation.
Sur leur zodiac, Giacinto Cino et Francis Fraczek, deux maréchaux des logis chef de la gendarmerie maritime, arrêtent une embarcation. Permis, autorisation de circuler, matériels de sécurité, tout est en ordre. Ce n'était pas le cas lors des deux contrôles précédents. « C'est ma faute, j'ai oublié de faire vérifier mes extincteurs », explique Denis Remia, du haut de sa vedette Marie-Lucie.
L'autre plaisancier, lui, ne dispose pas des gilets de sauvetage aux normes européennes. « Je suis pour le respect des règles, mais quand j'ai passé le permis, on ne m'a pas assez parlé du matériel nécessaire », se défend-il.
Ce type d'infraction est le plus courant, selon Giacinto Cino. Il représente d'ailleurs une majorité des 28 manquements relevés lors des 108 contrôles effectués au cours de cette opération spéciale.
Pourtant, en 2008, les règles ont été simplifiées. En dessous de deux milles nautiques, toute embarcation doit être munie, entre autres, d'équipement individuel de flottabilité, d'un extincteur (deux si le bateau a une cabine), d'un moyen de repérage lumineux et d'un dispositif coupant l'allumage en cas d'éjection du pilote. En zone côtière (2 à 6 milles), la liste s'allonge.
Quant à la vitesse, « il n'y a qu'une seule chose à retenir, c'est la limite de 5 nœuds jusqu'à 300 mètres des côtes », explique Francis Fraczek. L'excès de vitesse, surtout en zone de baignade, est l'infraction, s'il en est, qui mène devant la Commission de suspension de permis. Elle en a retiré 156 l'été dernier et étudiera, le 15 juillet, deux cas observés ce jour-là.
Jean-Luc Desforges, adjoint au directeur des Affaires maritimes Gard / Hérault (Didam 34-30) et organisateur de l'opération du jour, veut responsabiliser les plaisanciers. « Sauf que le conseil supérieur de la navigation de plaisance s'est aperçu que les gens refusent d'admettre leur erreur, même pour une panne d'essence », déplore-t-il.
L'enquête du CSNPSN rapporte pourtant que les pannes de moteurs, souvent liées à la négligence du plaisancier justement, expliquent trois appels de secours sur quatre.
« Il y a trop d'appels non nécessaires, confirme Stéphane Peron, directeur adjoint de la Didam 34-30, bien que tout tir intentionnel de fusée rouge, s'il ne s'agit pas d'une situation de détresse, soit un délit. »
Autre cheval de bataille : l'environnement. Alors que les huit plus grands chefs d'Etat parlaient réchauffement climatique il y a quelques jours, en Italie, Jean-Luc Desforges prévient ses troupes : « Il faut accentuer la prévention sur les pollutions, dire que les ports disposent de caisses pour les eaux usées. » Et faire comprendre aux pêcheurs que certaines espèces sont protégées.
Chaque jour, le littoral de la région est parcouru par les services de sécurité en mer. Alors, mieux vaut avoir toute cette réglementation en tête pour passer un bel été en mer.
F. D
Publié le : Lundi 20 juillet 2009 à 18:33
![]() |
L'homme de 53 ans qui s'est noyé à Sète mardi, se baignait dans une zone interdite « Baignade interdite », c'est ce qu'on peut lire sur le panneau situé à gauche du théâtre de la Mer. « Un arrêté municipal interdit la baignade de la pointe du Môle jusqu'à la digue du Laza ret, les criques sont également concernées en raison du risque lié aux falaises », déclare Michel Bodart, conseiller municipal et adjoint à la sécurité de Sète. « La personne s'est mise à l'eau à droite du théâtre de la Mer, en dessous du parking. C'est la première fois que cela arrive. On n'avait pas imaginé que quelqu'un ait l'idée de se baigner à cet endroit », ajoute Michel Bodart.
Il s'agit d'un lieu à risques, animé par de puissants courants marins.
Eric Gouvernet, responsable des secours sur les plages de Sète jusqu'à l'année dernière le confirme : « C'est une zone dangereuse, surtout par vent de sud-sud-est. Il y a un phénomène d'aspiration vers le large quand les vagues se retirent. Si on essaie de lutter contre le courant, il est très difficile de s'en sortir, mieux vaut se laisser emporter et rejoindre à la nage un endroit moins exposé. »C'est vraisemblablement ce qui s'est produit lors du drame. La victime aurait effectué plusieurs plongeons depuis les rochers. Emporté par le courant, l'homme aurait été charrié vers le large. La violence des vagues l'aurait épuisé.
« Le jour du drame, la mer était très agitée, avec des creux de plus d'1,50 m », rappelle l'adjoint à la sécurité.
Les élus ont décidé d'ajouter des panneaux d'interdiction à droite du théâtre pour prévenir toute nouvelle tentative.
Mais Michel Bodart se veut fataliste : « Vous pouvez prendre tous les arrêtés que vous voulez, vous ne pouvez pas empêcher les gens de prendre des risques ».
Sophie DELPONT
Publié le : Dimanche 19 juillet 2009 à 16:47
Le batiment de la société nationale de secours en mer (SNSM) a remorqué un voilier en détresseLa nuit de m ardi à mercredi a été particulièrement longue et éprouvante pour Didier Agresta, le patron du canot de sauvetage et ses cinq coéquipiers qui ont dû porter secours, en début de soirée, à un voilier en perdition au large de Sète.
Tout a commencé à 20 heures, ce mardi, lorsque les Sétois du canot ont été appelés en urgence pour se rendre à 28 miles nautiques, au large. Leur objectif : ramener un voilier de 7,60 m, le Joguina, dont le gouvernail, endommagé, n'est plus maîtrisable.
28 miles nautiques, autant dire le bout du monde. Il a fallu quasiment 1 h 30 aux marins sétois pour atteindre leur but et commencer les premières manoeuvres de secours.
Pour l'équipage du canot, malgré une forte houle, il fallait accrocher au voilier une remorque permettant ainsi de tracter l'embarcation et la mettre à l'abri dans le port de Sète. Las, la première tentative pour arrimer cette remorque au voilier s'est soldée par un échec. La deuxième tentative a finalement été la bonne.
Un soulagement pour les deux personnes à bord du Joguina, quelque peu désemparés, qui étaient parties dans la journée de Port Leucate et qui comptaient arriver à Marseille. Leur périple s'est donc brutalement arrêté, en pleine mer, au large de Sète.
Et c'est tractés par le canot que les plaisanciers sont rentrés sains et saufs dans le port de Sète. Une traction à vitesse très réduite, interminable, puisque les hommes de Didier Agresta n'ont regagné la terre qu'à six heures du matin hier.
[B]J.-P. S.
Publié le : Jeudi 16 juillet 2009 à 09:17
![]() |
Le Thon club, comme chaque année, organise son grand rassemblement au Cap-d'Agde, dès demain et jusqu'au dimanche 19 juillet. Cependant, cette année, cette association agathoise a totalement changé sa canne à pêche d'épaule et ce ne sont pas des thons qui seront recherchés, mais des requins.
Certes, si ces premiers viennent se prendre à l'hameçon, ils seront sortis de l'eau, mesurés, pesés, bagués et seront relâchés.
Pour cette édition, la rencontre de pêche sportive va prendre une nouvelle dimension. Elle est, en effet, organisée en étroite collaboration avec la fondation Antinéa et le National géographic pour étudier les requins, donc l'espèce est menacée par les affres de la pollution et souvent sacrifiée sur l'autel du trafic d'ailerons. Un plan européen d'études pour la gestion de l'espèce est en cours d'élaboration. Voilà pourquoi l'association Antinéa sera présente au large du Cap-d'Agde avec son bateau Fleur de Passion avec à son bord 14 biologistes qui auront tout loisir de placer, sur les requins capturés, une caméra qui se déclenchera automatiquement quatre heures après sa fixation.
Le requin bleu sera plus particulièrement concerné car il est l'un des principaux prédateurs de la Méditerranée.
Pendant trois jours, tous les bateaux inscrits sillonneront une zone déterminée afin de capturer ces squales. Et ces derniers, une fois remis à l'eau se transformeront en reporters preneurs d'images en enregistrant, en temps réel, leurs évolutions. La caméra repêchée permettra d'analyser leurs comportements dans le milieu naturel.
Cette aide apportée par le Thon club sera essentielle pour mieux connaître la vie sou marine. Il ajoutera ainsi, à l'aspect sportif, convivial et ludique de cette compétition un chapitre scientifique qui permettra à la recherche d'évoluer dans le domaine du développement durable.
Par ailleurs, le Thon club va organiser du 31 juillet au 2 août prochain, au Cap- d'Agde, le défi méditerranéen de la pêche hauturière. 50 embarcations sont attendues pour participer à la compétition, qui cette fois encore, permettra de rejeter les prises à la mer (06 20 72 30 05).
Publié le : Jeudi 16 juillet 2009 à 09:10
![]() |
Parmi les meilleures lances du circuit, l'Agathois, Jean-Louis Montels ne s'était pas encore hissé dans le dernier carré cette saison.
Après avoir vu Fabrice Mur disputer la finale des Pêcheurs une semaine plus tôt, les membres de la Société nautique des jouteurs agathois pouvaient lever les bras, dimanche en fin d'après-midi dans le Cadre royal. Leur meilleur sociétaire, Jean-Louis Montels, venait en effet de s'offrir sa première victoire de la saison.
Jusque-là, seul le Palavasien Thomas Jimenez (LSP) était parvenu à s'inviter dans le cercle très restreint des vainqueurs de tournoi. Mais dimanche, Aurélien Evangelisti (JLS) n'est venu faire qu'un petit tour dans le Cadre, mis en échec dès son premier combat par Simon Caselli (LAS). Du coup, battu à deux reprises par Evangelisti en début de saison, Jean-Louis Montels voyait la route s'ouvrir en grand devant lui... Et il ne s'est pas privé d'aller jusqu'au bout.A l'issue des qualifications, dix hommes étaient en course. Dernier de barque, Sébastien Abellan (LSS) se défaisait du premier qualifié David Lopez (SJB), propulsant littéralement le Balarucois dans les airs. Abellan qui, sur le combat qui suivait, se faisait sévèrement bouger par Montels avant de finir sur le plancher de son adversaire.
Les revanches pouvaient donc débuter. Opposé à Mathieu Di Stefano (JLS), Christophe Bancilhon (LSS) ne parvenait pas à encaisser le choc et finissait lui aussi sur le plancher adverse.
Le choc entre Stéphan Gomes (NLM) et Stéphane Vatuone (LAS) était rude dès la première passe. Vatuone, qui venait de voir de très près les armes du Mézois, ne manquait d'ailleurs pas de lui faire remarquer... Sur la passe suivante, la lance de Gomes pliait une seconde fois mais Vatuone ne rompait pas. Le Sétois était néanmoins éliminé. Le public allait alors avoir droit à deux superbes combats : David Aprile (LSP) et Hervé Perez (LOM) donnaient tout sur la tintaine. Perez surprenait tout d'abord Aprile par son engagement et les deux jouteurs se défiaient du regard. Cela dit, après avoir assuré le spectacle, les deux devaient quitter le tournoi pour avoir franchi trois fois la garde. L'autre grand duel était fratricide, entre Fabien Rojas (LSS) et son frère Olivier s'est terminé par une superbe passe et un non moins superbe bouquet.
On pouvait donc passer à la seule demi-finale du jour. Opposé à Mathieu Di Stefano, Montels semblait prendre l'avantage mais c'était lui qui vacillait, avant de rétablir la situation à la deuxième passe. Et la finale fut encore plus expéditive, puisque Stéphan Gomes mettait d'entrée la main dans la deuxième garde... Déjà vainqueur en 2004, Jean-Louis Montels inscrit donc à nouveau son nom au palmarès du Pavois d'Or. Encore trois victoires et il pourra égaler son père, Hubert. rôme BELLUIRE
Jé
Publié le : Mercredi 15 juillet 2009 à 08:13
![]() |
Un sexagénaire entre la vie et la mort. 30 personnes secourues. « C'est le 14 juillet avec énormément de monde, il fait beau, la température de l'eau est agréable, 23°, et la houle qui s'est levée en mer fait des vagues. Tout est réuni pour qu'il y ai des débuts de noyade », constatait hier Laurent Sagnimorte, le responsable SNSM (société nationale des secours en mer) entre Carnon et Villeneuve-lès-Maguelone. Les sauveteurs, tout comme les pompiers, ont multiplié les interventions : une trentaine de personnes ont été sorties de l'eau et deux baigneurs se sont blessés sur les rochers.
Quatre interventions ont été plus importantes. Vers midi, sur la plage de la Rose des sables, à La Grande-Motte, un homme de 65 ans a été pris d'un malaise alors qu'il se trouvait dans l'eau. Les pompiers sont rapidement arrivés ainsi que l'hélicoptère. Le sexagénaire s'en est finalement bien sorti.
Mais dans le même temps, des témoins ont alerté les secours en expliquant qu'un homme était en train de se noyer à 200 m de là. Un sapeur s'est aussitôt jeté à l'eau pour aller secourir le malheureux. Après de longues minutes de massage cardiaque, la victime, un touriste de Dole (39) âgé de 60 ans, a été évacuée inconscient par hélicoptère vers le DAR (département d'anesthésie et de réanimation) de l'hôpital.
Puis, à 14 h, au Grand-Travers, un touriste Parisien âgé de 58 ans, a été victime d'une crampe alors qu'il nageait. Il a appelé au secours et deux baigneurs ont réussi à le ramener jusque sur le sable. Il a été héliporté vers les urgences.
La série a continué vers 15 h, à la limite entre Palavas et Carnon, non loin de la paillote des Lézards. Là c'est une fillette âgée d'à peine 11 mois qui a été secourue par les pompiers. « Sa mère jouait avec elle et a perdu pieds, la fillette a bu la tasse et a fait un aquastress explique-t-on à la brigade de gendarmerie de Palavas. Il y a eu plus de peur que de mal, mais il ne faut jamais laisser les enfants tout seuls et être vigilant en permanence ».
Des conseils de prudence relayés par la SNSM d'autant que la houle devrait être encore au rendez-vous aujourd'hui : « Que les personnes âgées ou fragiles s'abstiennent de se baigner et comment un enfant de 11 mois pouvait se trouver dans l'eau ? C'est prendre des risques inconsidérés. »
Yanick PHILIPPONNAT
Publié le : Mercredi 15 juillet 2009 à 08:07
![]() |
| Photo Vincent Andorra |
Plutôt rare, le phénomène météo a été remarqué, hier, au moins de Palavas à Sète. Cette fois, les plages n'ont pas été évacuées.
L'anomalie est aussi soudaine que surprenante. Hier matin, à la faveur d'un changement de temps, le mistral venait de lâcher prise, une étrange brume a envahi une partie du littoral languedocien, au moins de Palavas à Sète (Hérault). Des plaques plus ou moins denses, au-dessus de la Méditerranée rendant tout d'un coup l'atmosphère rafraîchissante mais presque inquiétante. « On était dans l'eau et on a été surpris de voir le ciel bleu disparaître », témoigne ce couple en vacances dans l'île Singulière, qui a été rapidement rassuré : cette fois, ni la plage ni les zones de baignade ne seront évacuées malgré la couleur gris souris de l'atmosphère.
Les évacuations sont rares - une seule l'été dernier et une autre durant la saison 2007 - et sont motivées par des raisons de sécurité : « Il n'y a pas de critères précis, confie un officier du Crossmed (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage). L'évacuation des zones de baignade est décidée avec la préfecture et les maires des communes littorales quand les secouristes ne voient plus suffisamment les gens dans l'eau. » Ou ne distinguent plus les bouées.
Cette brume naît du contact entre la pellicule supérieure de l'eau de mer, qui a été refroidie par plusieurs jours de mistral un vent frais et sec et un air chaud et plus humide. Si la brume s'aggrave et devient une purée de poids, elle change de catégorie et devient brouillard côtier offrant une visibilité inférieure à 100 m. Il est alors impossible de jouer au beach volley, même avec un ballon fluo... Les secours font sortir les baigneurs et guident alors les embarcations par porte-voix. « Il peut y avoir parfois des poches de brume tellement épaisse que des gens peuvent se sentir isolés, sans aucun repère. » Dans tous les cas, pas de panique : la brume s'écarte au bout de quelques heures, à la faveur d'une brise inverse.
Olivier SCHLAMA
Publié le : Lundi 13 juillet 2009 à 10:46
Un plongeur a récemment été blessé par un bateau qui ne s'est pas arrêté Suite à l'accident intervenu récemment sur l'étang de Thau, au large du Barrou, où un jeune apnéiste a été blessé par une embarcation de plaisance qui a poursuivi sa route, le comité régional des pêches tient aujourd'hui à rappeler dans nos colonnes l'importance « des principes de sécurité et des réglementations existantes en ce qui concerne la circulation des navires sur le bassin de Thau... »
Dans un communiqué adressé hier à la rédaction, il explique que, suite à cet accident, « les professionnels de la pêche ont sollicité le comité régional du fait de leur inquiétude ». Et de préciser en réponse qu'« il est important de veiller à la bonne cohabitation entre les différents usagers de l'étang ».
A ce titre, précise le communiqué, « il est impératif que tout navire, professionnel ou plaisancier, ait le respect de la vie ». Rappelant que « le 11 juin 1993, alors qu'il plongeait pour pêcher la palourde, Laurent Geis, marin-pêcheur, a été tué à l'âge de 33 ans par un bateau non identifié. Nous pensions que ce drame aurait pu servir d'exemple, nous constatons qu'il n'en est rien (Ndlr : de nombreux accidents, moins dramatiques heureusement, ont été déplorés depuis) ».
Aussi, poursuit le comité régional, « même si le permis de navigation apprend et liste tous les règlements en vigueur sur un plan d'eau, et que tous les détenteurs sont censés en être informés, une sensibilisation plus importante serait la bienvenue.
Toutes les informations nécessaires sont disponibles auprès des capitaineries du bassin de Thau ainsi qu'au service plaisance des Affaires maritimes (Tél. : 04 67 46 33 00). » Et de préciser enfin que « le périmètre de sécurité autour d'une bouée signalant la présence de plongeurs est de 100 m, la circulation est strictement interdite dans ce rayon. »
Publié le : Vendredi 10 juillet 2009 à 12:30
![]() |
Publié le : Vendredi 10 juillet 2009 à 12:23
![]() |
Le pilote du bateau a fait fi des règles de sécurité et s'est enfui dès qu'il a heurté le plongeur L'affaire ne remonte pas à hier. Mais, pour les besoins de l'enquête, les policiers sétois ont d'abord fait preuve de discrétion pour retrouver le responsable.
Aujourd'hui, l'étau se resserre au point que l'inspecteur Martino, chargé de l'enquête au commissariat de Sète, invite ce plaisancier à se manifester : « De toute façon, on va réussir à l'identifier. Qu'il se présente au commissariat. » (*) Retour en arrière. Le 30 juin, deux jeunes plongeurs s'exercent à l'apnée au large du Barrou, au niveau de l'épave qu'on appelle communément "La maison des pirates".
Sur l'eau, deux bouées signalent leur présence. Un des deux jeunes, un Sétois de 20 ans, remonte et, à la surface, est percuté par un bateau dont l'hélice entaille sa combinaison et fait sauter sa ceinture de plomb. D'après le témoignage du plongeur, le pilote s'est retourné vers lui mais, au lieu de lui porter assistance, s'est enfui.
La victime est secourue par le second plongeur et emmenée à l'hôpital où l'on diagnostique trois côtes cassées et un saignement de la plèvre. Deux témoins, qui ont assisté à l'incident, doivent être entendus. D'autres peuvent encore joindre le commissariat.
Yohan DOUCET
Publié le : Mercredi 8 juillet 2009 à 09:17
![]() |
Pour le dernier jour de la fête des pêcheurs, la tradition a donné le ton à une manifestation amicale qui anime le Grau d'Agde et la criée.
Hier, donc, comme le veut l'usage, un défilé en coeur de ville d'Agde a permis aux jouteurs, musiciens, majorettes, aux Belles agathoises, aux élus, à la population et à l'effigie de Saint-Pierre, patron des pêcheurs, d'ouvrir un épisode qui, d'année en année, rend hommage aux marins disparus en mer.
Après une messe, à Saint-Sever, dite en présence, notamment, du nouveau préfet de Région, Claude Baland, une foule compacte s'est dirigée vers le Grau d'Agde pour embarquer sur de nombreux bateaux.
Et c'est au large des côtes que fleurs et gerbes ont été jetées à l'eau, dans un concert de sirènes et de fusées lancées par éclairer la manifestation.
Ces quelques moments ont, à la fois, été voués au recueillement, mais aussi à la bonne humeur. Tout s'est donc passé à l'image de l'ambiance qui règne dans cette profession : le respect et parfois la crainte de la mer, mais aussi la joie de se retrouver pour faire la fête. Et cette cérémonie en fut la parfaite illustration. Enfin, tout le monde s'est retrouvé sur les quais de la criée pour lever le verre de l'amitié et les animations du Grau ont repris le train de la bonne humeur aux sons des flonflons de la fête foraine.
Publié le : Lundi 6 juillet 2009 à 16:16