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​Revue Presse Les pilotes de Sète s'entraînent sur un simulateur exceptionnel



édition du jeudi 15 octobre 2009

Treize pour le payer, il a fallu l'union de treize stations de pilotage pour payer un simulateur pour les pilotes. Cet engin de haute technologie a été installé à Nantes et n'a pas été encore inauguré. A Sète, les pilotes ont pris de l'avance et s'entraînent déjà dans une salle réservée de la station. « On a fait numériser tout le port sur la base de 5 000 photos.

Les quais et aussi le fond, explique Noël-Nicolas Surcouf, le patron du poste de pilotage. Et nous nous entraînons à faire rentrer des bateaux en fonction des conditions météo avant de le faire dans le vrai simulateur à Nantes. » Le fichier comprend 250 navires avec leurs spécificités. Un pilote - ils sont six dans la station, épaulés par quatre patrons pilotes et une secrétaire - s'installe devant un ordinateur et commence son exercice d'entrée.

Dans son dos un autre pilote peut déclencher d'un clic des aléas que son collègue devra gérer sans stress. « On conseille les timoniers des bateaux qui rentrent. Si on sait immédiatement ce que l'on doit faire en cas de souci, tout se passe bien. Pour les installations et pour le bateau » , glisse un pilote.


Publié le : Jeudi 15 octobre 2009 à 09:49

​Revue Presse Sete : La nouvelle pilotine peut sortir par tout temps


Photos V.A

édition du jeudi 15 octobre 2009

"Golfe du Lion", c'est son nom, est une vedette offrant tous les gages de sécurité.

Après plus de 20 ans, de bons et humides services , Brescou, l'ancienne pilotine est partie à la retraite. Golfe du Lion la remplace depuis une semaine et cela change tout. Cette nouvelle vedette pour les pilotes du Port de Sète est à la pointe des équipements destinés à assurer une meilleure sécurité. Adrian y est pour beaucoup. Adrian, c'est ce système de rail sur lequel le pilote s'accroche avec son harnais pour pouvoir circuler sur le pont avant de rejoindre le bateau qu'il devra faire entrer dans le port. De plus, le poste pour passer dans les navires est situé devant la cabine du conducteur de la pilotine (que l'on appelle patron pilote). « Sur les anciennes pilotines, ce poste est sur notre gauche, il est alors très difficile de diriger la pilotine tout en regardant le pilote qui rejoint le bateau » , explique un patron pilote sétois.

Enfin parmi les éléments nouveaux, le pilote porte une balise qu'il peut déclencher s'il tombe à l'eau. Et la vedette est équipée d'un système de recherche performant. La pilotine Golfe du Lion est en elle-même un bijou de technologie. « Elle a un rostre à l'avant qui permet de mieux entrer dans les mers formées, confie Noël-Nicolas Surcouf, le président du syndicat des pilotes de Sète. La vedette possède aussi des volets à l'arrière que l'on peut incliner en fonction de l'état de la mer.

Cela stabilise le tout et permet une approche plus sûre des navires quel que soit le temps. » Sans oublier la coque renforcée et profilée pour éviter des chocs avec les renforts des ferries. Dotée de deux moteurs de 400 CV - ce qui permet de rentrer au port en cas de panne sur l'un d'eux -, la pilotine est très précise en terme de conduite, vire court et atteint 24 noeuds.

Le profil de la cabine est tel que la vedette se remet à l'endroit en cas de chavirage. « Nous sommes la première station de pilotage de la Méditerranée à disposer de ce genre de vedette performante. Cela montre que nous croyons en l'avenir du Port de Sète. Cette pilotine améliore la sécurité et les services aux navires », se réjouit Noël-Nicolas Surcouf.

Les trois années passées en appel d'offres, en discussions et en construction de cette pilotine par une chantier naval spécialisé ( Sibiril en Bretagne) n'auront pas été vains. Il paraît que depuis une semaine Espiguette et Maguelone, les deux autres pilotines font une crise de jalousie.

Philippe MALRIC


Publié le : Jeudi 15 octobre 2009 à 09:23

​Revue Presse Cap-d'Agde : exercice grandeur nature


Photo Franck VALENTIN

édition du mercredi 14 octobre 2009

11 h 05, hier, à 3 milles, virtuellement, du Cap-d'Agde. D'une voix chevrotante, le capitaine du Millésime lance un SOS : « Mayday ! », sur le canal 16 de détresse de la VHS. Son bateau essuie un vrai-faux incendie. Un scénario tenu secret. éric Bousquet, 37 ans, a été volontaire pour un exercice unique de sauvetage, baptisé Neptune, mêlant de nombreux bâtiments de secours. Avec ses 170 places, le Millésime, 25 m, est idéal pour une simulation grandeur nature permettant de juger la qualité de coordination des secours.

11 h 15. Sur ses 100 passagers, tous élèves du lycée maritime de Sète, 12 sont "blessés" - grimés comme tels -, dont trois grièvement. Une première vedette des Affaires maritimes taille la Méditerranée et se met à couple. Des pompiers arrivent de Sète. Mais pas encore ceux envoyés par le Crossmed (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de Méditerranée), qui mettront une heure, le temps d'embarquer un médecin et le déposer en hélicoptère sur le bateau des naufragés.


« J'ai mal partout ! », souffle une blessée. « Apportez-moi l'oxygène !Vous êtes consciente ? », stresse un pompier.

Pendant ce temps, une équipe effectue une reconnaissance dans la cale. Tous les flottements - y compris la faible capacité de transbordement des navires de secours présents feront l'objet d'un débriefing le 2 décembre. Mais l'exercice est déjà concluant, à commencer par l'évacuation par les airs des blessés graves.

« Hélitreuillage, transbordement vers un poste médical avancé, tri des blessés, communication avec le Crossmed... Ce n'est pas facile. On a nos permis. La théorie, ça va. Mais la pratique... », résume éric Bousquet. Pour lui, former les grands bateaux de plaisance ce ne serait pas du luxe.

La sécurité a un coût mais elle n'a pas de prix. Comme l'a dit Yann Tainguy, préfet maritime : « Cet exercice est extrêmement important : la fréquentation en mer ne fait qu'augmenter avec des paquebots de plus en plus gigantesques de 3 à 4 000 passagers. Quel que soit l'incident, il peut avoir des conséquences tragiques. »

Olivier SCHLAMA


Publié le : Mercredi 14 octobre 2009 à 08:40

​Revue Presse PêcheLes armements naviguent en eaux troubles



édition du mardi 13 octobre 2009

RAPPEL : Des salaires non versés, des enquêtes sur le travail dissimulé... Même à terre, ça gîte

Les difficultés rencontrées par les armements et les marins-pêcheurs, qu'ils soient thoniers ou chalutiers, ne laissent personne insensible. A commencer par Christine Lagarde, ministre de l'économie, dont un des membres de son cabinet a rencontré, jeudi dernier à Paris, une délégation de thoniers, parmi lesquels Jean-Marie Avallone, le plus gros armateur sétois.

Ces difficultés, liées notamment aux quotas de pêche, ont semble-t-il des incidences sur le paiement des salaires des marins. Ainsi, Jean Hédou, en charge au niveau national des transports au sein du syndicat Force Ouvrière, s'est-il ému auprès de Raphaël Scanapiecco du retard de versement pour la campagne au thon de printemps dernier. Il aurait même mis en demeure l'armateur de payer rapidement ses hommes, sous peine de demander la saisie conservatoire d'un navire, comme cela avait été le cas en Bretagne, fin 2008. Les syndicats s'activent (lire Midi Libre d'hier) et notamment FO, qui maintient la pression sur les patrons pêcheurs pour faire valoir les droits des marins. Avec, au second plan, l'Etat qui veille au grain. Et qui traque en ce moment même ceux qui seraient tentés de dissimuler le travail.

Déjà, avant l'été, une opération avait été menée par les gendarmes maritimes, qui avaient confondu, sur deux chalutiers, une vingtaine de personnes en situation de travail dissimulé. Puis, le 21 septembre, ces mêmes gendarmes, accompagnés d'inspecteurs du travail, ont effectué un contrôle dans un hangar appartenant à un gros armement sétois. Plus d'une dizaine de matelots ont été auditionnés. Et les investigations se poursuivent, les autorités souhaitant contrôler tous les armements de l'île singulière. à ce titre, des renforts sont attendus mercredi pour mener à bien cette mission.

Yohan DOUCET


Publié le : Mardi 13 octobre 2009 à 17:14

​Revue Presse Des chèques pour les secours en mer et sur terre



édition du jeudi 8 octobre 2009

Face au centre héliomarin du village naturiste du Cap d'Agde, tout dernièrement, deux associations, la Croix Rouge représentée notamment par Jacqueline Barrière et la Société nationale de secours en mer, avec comme figure de proue Raymond Bresson, ont eu le plaisir de voir des signes sonnants et trébuchants de la reconnaissance.

Mieux encore, c'est une association, l'UPTN (union des professionnels du tourisme naturiste) qui a remis deux chèques pour honorer leurs amis bénévoles. Et pour leur donner un sourire plus large encore, Jean-Michel Oltra, responsable du camping, comme les années précédentes, a profité de l'occasion pour, lui aussi, remettre deux chèques à ces associations qui oeuvrent pour aider les personnes en difficulté, sur terre comme en mer.

D'ailleurs, il s'est plu à mettre en exergue les actions de bénévoles « qu'il faut remercier, féliciter et encourager ». En présence, notamment du député maire, Gilles d'Ettore, l'union des professionnels du tourisme naturiste, représentée par Gaby Ruiz, a également remis une somme rondelette aux deux associations : « Cet argent, nous l'avons récolté lors de notre rassemblement Solex Cap » , expliquait Jean Vila, tout en précisant en substance : « Il est agréable pour nous, de convertir quelques moments de camaraderie et de plaisir, en des aides pour des associations qui ne ménagent ni leur temps ni leur peine pour venir en aide aux autres ».

Et cette aide, pour l'UPTN s'est chiffrée par deux chèques de 400 € et pour le CHM de deux autres de 500 €.
Pour Gilles d'Ettore, ces aides sont « des gestes du coeur, au profit du coeur. Ils illustrent parfaitement la solidarité qui existe entre des personnes passionnées par leurs missions ».

Et c'est le verre de l'amitié à la main, que chacun a trinqué à des valeurs portées par des Agathois dont le seul but est d'aider, sans attendre quelque chose en retour. Cependant, quand, une fois par an, les comptes de leurs associations sont ainsi regonflés par le vent de la reconnaissance, c'est un juste retour des choses.

Publié le : Jeudi 8 octobre 2009 à 08:24

​Revue Presse Les zostères, richesse verte à mettre noir sur blanc


Photos V.A. et S.F

édition du mardi 6 octobre 2009

RAPPEL : A l'instar des posidonies, ces plantes fournissent oxygène, nutriments et affût aux habitants de l'étang

Voilà déjà 4 mois qu'ils parcourent l'étang de long en large pour s'en faire une idée bien précise, et la mettre noir sur blanc. D'ici le 10 octobre, les plongeurs devraient en avoir fini avec cette opération de délimitation des herbiers de zostères qui ceinturent la lagune de Thau.

Une mission estampillée Natura 2000 qui leur a été confiée par le Syndicat mixte du bassin de Thau et qu'ils ont menée avec une relative célérité. Et pour cause : là où, traditionnellement, une telle opération est menée "en bouteilles", Michel Cantou, Sophie Falourd, Hervé Violette et consorts (représentant respectivement l'université Montpellier 2, les associations Inovaqua et Voile de Neptune) ont oeuvré en apnée, ce qui leur a permis de gagner pas mal de temps.

Dimanche, ils étaient néanmoins encore sur le pied de guerre pour boucler la délimitation basse, à savoir celle concernant la zostera marina, ou grande zostère, qui vit sur des fonds de 4 à 6 m. Ceci venant compléter la délimitation haute, en eaux moins profondes, concernant cette fois la zostera noltii, ou petite zostère. Des plantes et non des algues qui, petites ou grandes, constituent un véritable poumon pour l'étang de Thau puisque fournissant oxygène, nutriments et servant d'abri aux crevettes, hippocampes, oursins mais aussi de lieu d'affût aux prédateurs. Fixant par ailleurs la ressource, elles méritaient donc bien un suivi. Dont cet état des lieux est le premier acte.

Patrice CASTAN


Publié le : Mardi 6 octobre 2009 à 12:19

​Revue Presse Daurades : on se fait la main en attendant la migration



édition du lundi 5 octobre 2009

« Elles sont là, dans l'étang. Pour l'instant, elles y sont bien, l'eau est à 20°, les daurades ont de quoi se nourrir. Quelques-unes sont sorties après le coup de mistral de début de semaine. D'autres devraient suivre mardi, où l'on annonce un coup de vent d'est... »

Avis de connaisseur recueilli hier dimanche à la Plagette. Une Plagette où, après un samedi relativement fructueux, le rythme des prises s'est quelque peu ralenti, hier. En prolongement de cannes équipées d'une ligne de 30 centièmes, d'une olive de 80 g, d'un bas de ligne de 30 et d'un hameçon « de 1, ou de 2 », on y dénombrait tout de même quelques dizaines de fidèles, certains immergés jusqu'aux cuisses, défiant du regard, et du lancer, ceux de la Pointe, en face.

Des amateurs éclairés qui n'auraient pas laissé passer l'occasion d'être en première ligne si, d'aventure, les daurades avaient choisi ce dimanche pour opérer une migration. Ce qui était néanmoins peu probable vu le temps, au beau fixe. Quelques daurades "portions", voire "grosses portions", soit entre 500 et 800 g ont certes été sorties de l'eau. Et quelques « jolis morceaux, dont une de près de 2 kg ». Mais bon, rien d'affolant jusque-là.

Ah oui : hier, elles mordaient plutôt à la moule. Qu'en sera-t-il mardi ? A vos appâts, les paris sont ouverts.


Pa.C


Publié le : Lundi 5 octobre 2009 à 07:57

​Revue Presse Sauvetage à Sète Grands moyens pour la vedette naufragée


Photo Ch. FORTIN

édition du samedi 3 octobre 2009

La veille, Jacques avait fait une sortie à bord de son Frathy, sa vedette de pêche promenade de 7 m. Et le lendemain quand il est retourné sur le quai Pasteur, il a vu son bateau au fond de l'eau. « Cela fait deux jours qu'il y est, a-t-il expliqué aux plongeurs des pompiers et au grutier venu hier après-midi le secourir, et je ne sais pas comment il a pu couler. »

Avec des sangles et l'aide d'une pompe le Frathy a donc pû être extrait du fond du canal et posé sur une remorque pour une inspection future. « Un bateau comme cela, cela ne coule pas tout seul » , ont glissé à Jacques, ses amis. Mystère.

Philippe MALRIC


Publié le : Dimanche 4 octobre 2009 à 00:09

​Revue Presse Une épave surprise



édition du jeudi 1 octobre 2009

Une nouvelle venue devrait s'ajouter à l'inventaire que réactualisent les archéologues. Sur indications d'un touriste, l'équipe du Robuste est en effet tombée sur une épave fort bien conservée qui pourrait être mise en relation avec une cloche de 1569 gravée Sancta Maria, découverte il y a quelques années sur le site, face à la Corniche.

« Nous cherchions une épave du XIX e , expliquent les archéologues et nous sommes tombés sur cette coque. Les pièces sont assemblées principalement par des chevilles en bois. La carène est à l'envers, la quille et les galbords (premières virures de bordé) ont été arrachées... » A suivre.

Ph Drassm


Publié le : Jeudi 1 octobre 2009 à 10:35

​Revue Presse Au fil des épaves, ils tissent l'histoire maritime



édition du jeudi 1 octobre 2009

RAPPEL : Depuis 2 mois, un groupe de plongeurs et d'archéologues travaille à la réalisation d'un atlas des biens culturels maritimes de l'Hérault

Jusqu'à la fin du mois, le Robuste, bonhomique embarcation de la section archéologique de Frontignan, croisera d'épave en épave entre Sète et Marseillan. A son bord, une équipe d'archéologues professionnels et amateurs, de plongeurs et en tout cas de passionnés qui, sous la direction de Marie-Pierre Jézégou, ingénieur d'études au Drassm (*), mènent une mission aussi passionnante qu'essentielle : la réalisation d'un atlas des biens culturels maritimes du département de l'Hérault.

Une mission utile à plusieurs titres, confie l'archéologue : « Alors que les inventeurs (découvreurs, ndlr) ont vieilli, ou disparu, que les fonds ont bougé, comme les repères à terre, il est impératif de retrouver les points de localisation GPS des épaves.

Nous allons également profiter de cette obligation pour évaluer le potentiel résiduel des épaves connues. Qu'en reste-t-il en effet après des années de pillage, d'érosion ? Parfois rien. » Les archéologues veulent en avoir le coeur net « pour qu'un site ne bloque pas d'éventuels projets s'il ne reste plus rien au fond. » Autre intérêt de l'opération, celui de « faire une analyse critique des sites ». A savoir explorer les épaves à la lumière des dernières connaissances acquises en terme d'archéologie sous-marine. « Des amphores que l'on croyait venues d'Italie il y a quelques années se sont en fait avéré être des copies d'autres provenances », explique Marie-Pierre Jézégou.

Ce qui avait quelque peu faussé les évaluations des flux maritimes antiques... Enfin, et ce n'est pas le moindre intérêt de la mission (co-financée au titre de la valorisation du patrimoine par le conseil général et la Région Languedoc-Roussillon), ce travail devrait permettre de développer un musée virtuel « bénéficiant sur le net d'un portail du type de celui de la Bibliothèque nationale de France. Nous y proposerons des cartes répertoriant les épaves où tout sera accessible, sauf la localisation GPS, bien sûr. Chaque point sera un lien vers la présentation du site de fouilles, en images, et cela jusqu'aux objets qui y ont été trouvés. Nous ajouterons même de petites vidéos de la restauration des objets avec leur carte d'identité et bien sûr le lieu où il est possible de les voir... » Depuis le lancement de cette campagne qui s'échelonnera sur au moins 3 ans, les archéologues ont plongé sur cinq épaves au large de Palavas, une quinzaine à Frontignan, sept autres sur Sète.

D'ici la fin octobre, ils en exploreront encore dix sur Marseillan et cinq sur l'étang de Thau. Des épaves antiques, modernes, voire contemporaines, mais pas seulement puisque seront aussi visités des habitats du Néolithique et de l'Âge du bronze immergés sous 3 m d'eau. Ça fait rêver ...


Patrice CASTAN
(*) Département de recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines.


Publié le : Jeudi 1 octobre 2009 à 10:30

​Revue Presse Sete : la nappe de gazole remet le couvert



édition du mardi 22 septembre 2009

Cela faisait longtemps. Et entre nous, on n'était pas pressé de la revoir. Toujours est-il qu'hier matin une nappe de carburant a traversé le Cadre en direction de l'étang de Thau avec son cortège d'odeur et ses couleurs irisées. En remontant ce fil d'odeur, cette nappe prenait sa source d'un des bateaux amarrés au quai Maximin-Liciardi.

On se souvient qu'en décembre dernier, une nappe de gazole avait, elle aussi, traversé le Cadre. Une pollution telle qu'il avait fallu installer des barrages flottants et des "buvards" au coin du quai du Pavois d'Or.


Publié le : Mardi 22 septembre 2009 à 08:22

​Revue Presse Enac : les activités ont été suspendues


édition du jeudi 17 septembre 2009
 

C'est un bras de fer qui oppose depuis plusieurs mois le club de voile de l'Enac à la municipalité et la Sodéal. Des divergences de fond qui ont conduit hier après-midi les membres du bureau à refuser aux enfants l'accès aux activités de l'association.

Petit rappel de la situation

Tous les 3 ans, la convention tripartite qui lie le club, la Sodéal, via le Centre nautique, et la municipalité doit être signée. Elle est arrivée à expiration le 29 août dernier, si bien qu'aujourd'hui, l'Enac n'est plus en mesure d'accueillir légalement ses jeunes licenciés.

Comment en est-on arrivé là ?

Depuis novembre 2008, le bureau de l'association demande une révision de cette convention. A savoir, entre autre doléances, l'augmentation de la subvention municipale qui est à ce jour de 11 000 €. « Ce qui nous permet juste de louer les locaux et l'utilisation du matériel à la Sodéal et de payer les moniteurs », explique la présidente, Florence Harel-Pereyre.

Pourvu d'un budget total de 20 000 €, le club peine à envoyer ses apprentis champions sur des compétitions éloignées, faute d'argent. « Il y a quelques années, nous avons décidé de fournir gratuitement du matériel aux jeunes qui faisaient de la compétition, poursuit la présidente. « Nous sommes partisans de la voile pour tous. »

Entre le désir de monter une nouvelle section planche à voile et celui d'augmenter les cotisations pour diminuer le déficit chronique constaté chaque année « Mais ça n'est pas à l'ordre du jour » , ajoute un des membres du bureau, Frédéric Lusinchi, l'Enac doit trouver des fonds et veut convaincre la municipalité en ce sens.

Cette dernière ne souhaite pas retoquer les termes de la convention mais a proposé au club de signer pour un an supplémentaire, sur les bases habituelles. « Mais nous voulons vraiment réviser cette convention, conclut Florence Harel-Pereyre. Donc, à ce jour, personne ne reprend l'activité ! »

Un blocus parti pour durer ?


O.R


Publié le : Jeudi 17 septembre 2009 à 09:13

​Revue Presse Match-racing à Sète



édition du vendredi 11 septembre 2009

Malgré une très forte tramontane avec des rafales dépassant les 30 noeuds, la cinquième édition de la Vanier's Cup s'est parfaitement déroulée le week-end dernier dans les eaux sétoises.

Samedi, quinze matchs ont ainsi pu se dérouler devant le Théâtre de la Mer, donnant lieu à de belles empoignades entre les ténors de la discipline. Parmi les concurrents, on remarquait notamment les équipages du Yacht club d'Antibes, de la Grande-Motte, de Carnon, de la SN Narbonne, de Spi d'Oc de Toulouse et bien entendu de la Société nautique de Sète. Dans l'équipage du YC de Mauguio-Carnon, naviguait Thibaut Soler qui a fini 2 e en 420 aux championnats du monde ISAF et 3 e aux championnats d'Europe.

Comme le veut la tradition, la soirée très festive a permis aux équipages de se retrouver autour d'un généreux buffet préparé par Bertrand Devareilles et de rivaliser pour mettre l'ambiance. Mais dès dimanche matin, tous se retrouvaient sur la base Tabarly pour préparer les courses de la journée. A l'issue de cette confrontation, six équipages ont été classés. La première place a été décrochée par Michel Cohen (Yacht club d'Antibes), devant Olivier Van Aecker (Yacht club Grande-Motte) et Denis Vanier (SN Sète) qui venait compléter le podium. Aux places d'honneur, on retrouvait Maxime Garbay, du Yacht Club de Mauguio-Carnon (4 e ), Xavier Moulin, de la SN Narbonne (5 e ) et Bertrand Landais, du Spi d'Oc de Toulouse (6 e ).

Le trophée a alors été remis par Denis Vanier à son ami Michel Cohen, à l'occasion de la collation présidée par Marie-Hélène Leclercq, présidente de la SN Sète.

Le prochain rendez-vous est maintenant fixé aux 19 et 20 septembre avec la finale du championnat de Ligue des voiliers habitables.


Publié le : Vendredi 11 septembre 2009 à 08:00

​Revue Presse Les "petits métiers" en butte avec la réglementation



édition du jeudi 10 septembre 2009

Ludovic Pariot, lundi matin , après une nuit de pêche, ne cachait pas son désarroi : la nouvelle réglementation concernant le poids des thons lui restait en travers la gorge : « J'ai pêché 23 thons, tous pesaient moins de 30 kg, le poids minimum permis par la réglementation qui a pris effet ce dimanche. Huit étaient encore vivants, je les ai relâchés. Les autres étaient morts. Je n'ai pas eu le courage de les remettre à l'eau ».

Pour lui, cette nouvelle réglementation est la négation de son métier : « On pêchait au filet, on nous l'a interdit. Nous avons donc pêché avec des hameçons, et maintenant il n'est plus possible de ramener les prises à la criée. Vous savez, nous, les petits métiers, dans la frange de mer que nous fréquentons, les thons pèsent entre 10 et 20 kg... Alors, nous allons arrêter.

Toute une nuit, pour deux espadons et quelques merlans. Ce n'est plus possible. Et la seule solution qui pourrait nous rester, c'est vendre. Et ce n'est plus possible, car, qui pourrait bien acheter nos métiers ? ».

Il est là, les bras ballants, à regarder ses hameçons alignés comme à la parade : « Je n'ai plus qu'à rentrer chez moi. Et les thons que j'ai ramenés, puisque je ne peux pas les vendre, je vais les donner. Dire qu'il y a des gens en France qui n'ont rien à manger. Et nous, en rejetant à la mer nos prises, nous allons nourrir les crabes. Pour moi, c'est impossible. J'arrête. Ce n'est pas la peine de sortir en mer, de prendre des risques pour rien ».

Et il n'est pas le seul dans ce cas : « Pour l'heure, au Grau, nous sommes encore six. Combien pourront tenir à ce rythme ? ». Et il balaye de la main toute reconversion dans son métier : « Récemment, j'étais au bord de la faillite. En pêchant à l'hameçon, je commençais à peine à avoir la tête hors de l'eau. En un mois, j'avais réalisé la pêche d'une bonne "calée" (NDLR : une journée de travail) ».

Pour l'heure, Ludovic Pariot est découragé. Cependant, des pointes de colère viennent jalonner son discours : « Il faudra bien que quelqu'un paye. Et nous, nous en avons assez de faire les frais de cette réglementation ».

H. C


Publié le : Jeudi 10 septembre 2009 à 08:35

​Revue Presse Pêche : Des récifs artificiels immergés au large du Cap



édition du mercredi 9 septembre 2009

Au total, 99 modules vont reposer entre 10 et 15 mètres de profondeur De l'hôtellerie 4 étoiles pour poissons et crustacés !

Hier matin, la société Buesa, spécialisée entre autres dans les travaux off-shore, a procédé aux premières mises à l'eau des récifs artificiels qui vont servir, à très court terme, d'abri à de nombreuses espèces aquatiques. Sous l'eau, des buses en béton classique, des paniers en acier et deux prototypes baptisés "éco-récifs", nés de la collaboration entre le Viassois Sylvain Pioch, représentant la société Egis Eau, l'Ecole des Mines d'Alès et la société héraultaise Bec.

De jeunes ingénieurs ont en effet planché sur un matériau très novateur, à savoir un béton mélangé à des débris de coquilles d'huîtres et de moules. Le but : accélérer la colonisation naturelle du module par les micro-organismes, favorisant ainsi la fixation et la colonisation d'algues et d'animaux filtreurs. « La partie basse du récif est adaptée aux espèces qui vivent dans l'obscurité, comme les congres, les homards ou les langoustes, explique Sylvain Pioch.

Au "1 er étage", au coeur du récif, on trouvera des poissons comme les sars. Enfin, au-dessus, évolueront plutôt les prédateurs de type loups et dorades royales. » Après 1985, 1995 et 2006, la Ville d'Agde entame donc sa quatrième campagne d'immersion de récifs. Un chantier de 800 000 €, financé à hauteur de 30 % par le Département (15 %), représenté hier par le président André Vezinhet, ainsi que les conseillers généraux Pierre Guiraud et Sébastien Frey, et la Région (15 %).

Pour le député-maire d'Agde, Gilles d'Ettore, ces travaux « entrent dans le cadre de la défense de la côte, au même titre que la protection des plages avec les brise-lames ou des herbiers de posidonies. » L'observation des récifs sera assurée par l'association Adena, l'Ecole pratique des hautes études de Perpignan et deux bureaux d'études, Océanide et Asconit.

Olivier RAYNAUD


Publié le : Mercredi 9 septembre 2009 à 08:12