Rafales : 8 nds
Température mer :
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C'est un dossier particulièrement important qui a été abordé jeudi soir, en conseil municipal. Entre autres questions qui seront d'ailleurs évoquées dans nos éditions ces prochains jours, les élus ont voté à la majorité l'acte fondateur de la réhabilitation d'une partie du Cap d'Agde. Car c'est une réalité, les quais du Centre-Port, pour ne citer que les travaux les plus urgents à entreprendre, sont aujourd'hui en mauvais état.
Quarante années d'usure ont fait leur oeuvre, si bien qu'aujourd'hui, la ville d'Agde doit faire face à un défi d'envergure : rénover des installations financées en totalité par l'Etat à l'époque de la mission Racine et dont la réhabilitation est aujourd'hui laissée aux bons soins des contribuables locaux.
Aussi, Sébastien Frey, premier adjoint de Gilles d'Ettore, conseiller général du canton d'Agde et président de la Sodéal, société qui gère, entre autre, les ports de plaisance, a exposé les principaux axes de cette requalification du Centre-Port : « Renforcer les quais sur plus d'un kilomètre et sur huit à douze mètres de large, reprendre les revêtements, recréer des pôles d'animation en revoyant notamment la zone de la place du Barbecue, mettre en valeur les liaisons piétonnières qui relient le boulevard des Sergents aux quais et enfin créer une nouvelle ambiance au Cap, susceptible de correspondre aux attentes des touristes des années 2010 et au-delà. » L'enveloppe prévisionnelle de la Ville pour ces travaux s'élève à 6 300 000 €, répartis en six tranches. « Un montant une nouvelle fois sous-évalué » , s'écriait Hélène Pascual pour les élus d'Agde à Venir.
« On se lance tête baissée, enchaînait Henri Couquet, plus vindicatif que jamais. Cette réhabilitation aurait mérité un concours d'architecte. Là, nous allons choisir un maître d'oeuvre, mais le rendu ne sera peut-être pas terrible. Une chose est sûre, le coût des travaux est sous-évalué. » « Et puis pourquoi annoncer 6 millions € de travaux alors que rien n'a encore été étudié ? », s'étonnait Serge Jené (Agde à Venir).
Selon la majorité, ça ne saurait tarder. Si un comité de pilotage, composé de résidents, commerçants, plaisanciers, est opérationnel, les élus ont voté jeudi la mise en place d'une équipe pour conduire les opérations, tant ces travaux s'annoncent complexes techniquement. Un appel d'offre européen va d'ailleurs être ouvert en ce sens. « 6 millions €, ça n'a rien d'une paille, rétorque Gilles d'Ettore.
C'est l'enveloppe de la commune, sans les subventions (Département, Région, Etat, Europe, NDLR) qui nous seront allouées. Bien sûr, aujourd'hui, on ne sait pas tout sur le montant de ces travaux. Tout cela va être étudié. Accordez-nous le bénéfice du doute... » Après les Cayrets et le Centre nautique, la rénovation du Cap est désormais politisée. Il ne faudra pas oublier qu'il est avant tout vital pour la station.
Olivier RAYNAUD
Publié le : Samedi 7 novembre 2009 à 23:33
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édition du vendredi 6 novembre 2009
Le mitage du bassin versant par des constructions illicites, souvent précaires, dépourvues de tout système d'assainissement est un casse tête dont on ne sait comment il évoluera. Le prochain contrat de lagune devra s'y pencher.
Avec quels résultats ?
Autour de la lagune, de nombreux ports sont à mettre aux normes. Port Suttel à Balaruc n'a aucune existence légale, que dire du port du parc aquatechnique ou de l'ancestrale aire de carénage du port de pêche de Sète, sans parler de l'état du port de commerce de Sète que l'Etat a laissé sans système d'assainissement.
Publié le : Vendredi 6 novembre 2009 à 08:34
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édition du jeudi 5 novembre 2009
RAPPEL : Le premier n'a pas entièrement versé aux seconds le salaire de la campagne au thon du printemps dernier. Hier, l'armateur et des marins syndiqués FO se sont rencontrés
Règlement en vue. Et pas simplement parce que c'est un conflit sur des salaires. Non, une délégation de marins, syndiqués Force Ouvrière, a rencontré hier après-midi l'armateur sétois Raphaël Scanapiecco, afin de trouver une issue au différend qui les oppose, à savoir le versement des salaires pour la campagne au thon du printemps dernier. Les pêcheurs, qui ont déjà touché 2 500 €, attendent le reste (environ 7 000 €).
Problème : l'entreprise manque de trésorerie, le mareyeur n'ayant a priori toujours pas payé le thon pêché. Du coup, seul un effort du Crédit Maritime peut permettre un déblocage de la situation. Effort que la banque aurait consenti puisque les virements devraient être effectués ce matin. Les bulletins de salaires suivront.
Pour autant, le syndicat FO, derrière Ibrahim Thior, secrétaire général marins-pêcheurs, et Lilian Torres, représentant fédéral secteur mer, en contestera le montant qui ne correspond pas « au fruit de la pêche » auprès du juge des référés. Enfin, si les virements ne sont pas effectués, FO engagera une action symbolique dès aujourd'hui.
Yohan DOUCET
Publié le : Jeudi 5 novembre 2009 à 09:13
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RAPPEL : Gérard Coingt, commissaire du salon, dresse le bilan de cette édition 2009
Dans les rangs de l'association des professionnels du nautisme du Cap d'Agde, organisatrice du salon nautique d'automne, une douce euphorie a succédé à l'inquiétude des derniers mois. L'édition 2009 qui vient de s'achever est en effet à classer au rayon des grands crus selon les professionnels. C'est le cas bien sûr des constructeurs de bateaux, certains de leurs concessionnaires installés au Cap d'Agde, mais aussi les détaillants de matériel de la zone technique.
« Les marchands ont bien vendu, estime Gérard Coingt. Certains ont même fait de gros scores alors que c'était loin d'être gagné d'avance. » Que les petites unités, neuves ou d'occasion, se soient bien vendues n'a rien de surprenant. « Mais cela a également été le cas pour les navires à six chiffres ! » , s'enthousiasme Gérard Coingt. De grands monocoques de plus de 50 pieds, sans oublier les trois imposants trimarans exposés, ont d'ailleurs trouvé preneur. « L'an passé, les gens qui avaient envie de s'offrir un bateau ont mis un mouchoir dessus en attendant de voir comment se passerait la crise » , note le commissaire. « Cette fois, il n'a pas uniquement été question de contacts. Il y a eu des ventes, avec des acomptes. »
Outre l'aspect business, Gérard Coingt se félicite que le salon ait passé un palier en terme de notoriété. « Les constructeurs se sont rendus compte que le salon était un bel outil de vente. Désormais, les directeurs commerciaux des grandes marques descendent de Paris pour épauler les concessionnaires sur place. » En terme de fréquentation, l'attrait de l'événement ne se dément pas. Près de 50 000 visiteurs ont ainsi été recensés durant cinq jours.
Et comme se plaisent à le rappeler les professionnels : « En chaque badaud, c'est un marin qui sommeille. »
O.R
Publié le : Jeudi 5 novembre 2009 à 08:51
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Depuis l'année dernière, une partie des eaux du Cap-d'Agde a été classée en zone Natura 2000, essentiellement pour assurer la préservation des herbiers de posidonies qui colonisent les pourtours du roc de Brescou.
Une Aire marine protégée (AMP) qui n'a pas vocation à demeurer un sanctuaire inaccessible. Coordinateur de l'association Adena, chargée de la surveillance du site, Renaud Dupuy de la Grandrive, annonce « un renforcement de l'animation du site. Nous sommes dans le sillage du grenelle de la Mer qui a été discuté au plus haut niveau de l'Etat. »
Des actions, il faut bien le dire, pas vraiment grand public, vont être menées : étude scientifique des coralligènes (concrétions constituées d'algues molles et d'espèces animales, NDLR), valorisation du travail des pêcheurs « en partant de cette aire marine protégée, on peut imaginer une labellisation de la pêche agathoise. Indiquer que le poisson a été capturé dans les eaux de la zone Natura 2000 selon des méthodes de pêches spécifiques », dit Renaud Dupuy de la Grandrive et, bien entendu, communication accrue pour mieux faire connaître un site aux contours abstraits pour le citoyen lambda. Des contacts ont d'ailleurs été pris en ce sens avec Albert Falco, l'ancien bras droit du commandant Cousteau, rencontré au salon nautique et qui pourrait venir plonger autour de Brescou sous peu.
« Notre but est de mettre en avant une véritable signature "milieu marin" pour la ville d'Agde, poursuit le responsable de l'Adena. Sachant qu'au grenelle de la Mer, il a été décidé qu'à l'horizon 2015, 20 % des eaux françaises devront être classées en aires marines protégées. Nous sommes dans cette logique. »
L'association souhaiterait aussi partager un peu plus la gouvernance avec la Ville, l'Agglo, le Département, le Conseil régional et l'Agence de l'Eau. « Ça ne nous intéresse pas d'être les seuls à gérer le site. » L'enjeu écologique vaut en effet mieux que quelques tables rondes sporadiques.
Olivier RAYNAUD
Publié le : Mercredi 4 novembre 2009 à 14:11
C'est hier soir que s'est achevée la 10 ème édition du salon nautique d'automne. Un bon cru selon une majorité d'observateurs même si les chiffres, de fréquentation et de vente, devront être affinés ces prochains jours.
Cette ultime journée a surtout été marquée par le gros coup de tramontane de la matinée, qui a contraint certains exposants à plier bagage un peu plus tôt que prévu. Pour les curieux, la plupart des bateaux amarrés aux pontons seront encore visibles durant plusieurs jours, le temps pour les constructeurs de les évacuer du bassin.
Ce n'est qu'après que les plaisanciers retrouveront leur place dans le port.
Publié le : Mardi 3 novembre 2009 à 08:40
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RAPPEL : Le Morbihan est l'invité d'honneur du salon nautique, qui se poursuit aujourd'hui
Grand soleil sur le salon nautique. Durant tout le week-end, la météo, idéale, a permis à des milliers de visiteurs d'admirer les derniers-nés des grands chantiers nautiques français et européens.
Un été finissant dont profite depuis jeudi dernier l'ensemble de la délégation bretonne, invitée d'honneur du salon. Sous un grand chapiteau spécialement dressé, le comité départemental du tourisme du Morbihan a déployé tous ses charmes pour faire la promotion d'une destination lointaine, mais bien connue des Languedociens. « Nous avons croisé beaucoup de gens très sympas qui connaissent déjà le Morbihan », s'étonne presque Jean-Yves Le Glaunec, responsable de cette "enclave" bretonne en terre agathoise. Une côte de sympathie déjà éprouvée en février dernier, à l'occasion du salon de Marseille.
« On se rend compte que les gens aiment vraiment la Bretagne, poursuit Jean-Yves. Et nous sommes ici pour justement leur faire découvrir les activités, l'ambiance et surtout l'âme de notre région. » Pour toucher du doigt cette réalité, le CDT du Morbihan a décidé de promouvoir le bien boire et le bien manger. Ainsi, aux côtés d'un stand de crêpes et de galettes traditionnelles, on peut découvrir la Lancelot, une bière bretonne, ou déguster du cidre qui n'a rien, mais alors rien à voir avec ses "cousins" de supermarchés.
A déguster sans faute avant la clôture du salon, ce soir.
O.R
Les conférences du jour. 11 h 30 : La pêche à la traîne, par Jean Kiffer ; 14 h 30 : B abouche, le passage du nord-ouest à la voile pure, par Sébastien Roubinet.
Publié le : Lundi 2 novembre 2009 à 08:09
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RAPPEL : Le salon nautique d'automne se poursuit aujourd'hui et demain
La crise ? Quelle crise ? Contre toute attente, les premières tendances commerciales qui émanent des professionnels du salon nautique d'automne sont optimistes. A l'image du commercial d'une marque réputée de voiliers, qui a vendu pas moins de cinq unités en deux jours et demi de salon, le marché s'active à nouveau après une année délicate.
Si les badauds sont toujours nombreux sur les quais de la zone technique du Cap d'Agde, les acheteurs potentiels sont eux aussi bien présents, à la grande satisfaction de Gérard Coingt, commissaire du salon : « L'an passé, à la même époque, on parlait beaucoup de crise économique. Les clients ont souvent préféré reporter leurs achats en attendant de voir. » Douze mois plus tard, le sourire est revenu sur le visage des professionnels. Une embellie qu'il faut également ramener à l'échelle des prix. « Après la flambée des années 2006 -2008, il semble que l'on soit revenu à des prix plus équilibrés, plus conformes » , note également Gérard Coingt.
Pour les amoureux de la mer au portefeuille moins garni, des conférences sont également au programme aujourd'hui. Après le succès d'Albert Falco, capitaine de la Calypso et compagnon de route du commandant Cousteau hier, plusieurs intervenants se succéderont sous le chapiteau. C'est le cas de Christian Brunelin (11 h 30), qui parlera du problème des eaux noires à bord des navires, Sébastien Roubinet (14 h 30), auteur d'un exploit en 2007 avec le franchissement du passage du Nord-Ouest à la voile pure, sans moteur, sur un catamaran de sa conception, et Renaud Dupuy de la Grandrive, spécialiste des fonds marins agathois et notamment de l'herbier de posidonies (16 h 30).
O. R
Publié le : Dimanche 1 novembre 2009 à 08:51
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Le salon nautique d'automne (qui fermera ses portes le lundi 2 novembre), accueille, en marge de la large présentation des bateaux en tous genres et de stands d'accessoires voués au nautisme, propose de nombreuses animations.
Aujourd'hui , c'est Alain Falco, chef plongeur et capitaine de la Calypson qui, à 14 h 30, animera une conférence intitulée "Vivre pour la mer". Autre conférence, celle présentée par Jean Kieffer, président de la fédération nationale des pêcheurs plaisanciers sportifs qui viendra parler, à 16 h 30, d'une "pêche récréative et responsable".
Par ailleurs, Florence Arthaud, aujourd'hui encore, à partir de 14 h 30, dédicacera son livre au stand Sauramps.Et bien entendu, le spectacle sera tout au long des quais avec de magnifiques unités qui donnent un lustre inoubliable au port du Cap d'Agde.Sans oublier des dégustations de produits héraultais et du Morbihan.
Publié le : Samedi 31 octobre 2009 à 08:03
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Hier, en fin d'après-midi, le salon du nautisme du Cap-d'Agde a officiellement ouvert ses portes aux sons des cornemuses du Morbihan.
Il y avait foule pour assister à des premières heures d'une manifestation, qui, d'année en année, prend de l'ampleur, de la densité et du réalisme.
En effet, pour son dixième anniversaire c'est le vent de l'écologie et du développement durable qui a gonflé ses voiles. Et tous les intervenants, Catherine Chabaud, la marraine, en tête ont parlé avec passion d'un monde maritime que chacun souhaite meilleur.
Comme l'a indiqué notamment Monique Pétard, vice-présidente du conseil général : « ce n'est plus un effet de mode, mais une réalité ». Et citant Pierre Dac, elle précisait « Il vaut mieux penser le changement que changer le pansement... » Ce fut certainement la seule touche d'humour dans un océan de discours où l'écologie et la sauvegarde et la mer et de son littoral ont servi de sérieux navires amiraux aux élus et aux responsables du salon.
Pour Gilles d'Ettore, le député maire, cette manifestation a plusieurs buts. Tout d'abord, comme il l'indiquait, il est le fruit de la volonté des professionnels du nautisme qui sont obligés de tirer des bords pour traverser la crise économique. Il leur souhaitait donc de réaliser de bonnes affaires. « Il permet, également, de braquer les projecteurs sur la sauvegarde du littoral et de la mer » , en illustrant notamment ses propos par les efforts consentis par les collectivités territoriales pour immerger des récifs artificiels, et, pour la ville, dans le traitement de ses eaux usées.
Et Catherine Chabaud, une habituée du salon profitait de l'occasion pour demander à tous les professionnels, aux élus et aux plaisanciers, d'avoir « de l'imagination, de la création et de l'innovation, pour penser aux différentes façons de préserver l'environnent » Et elle souhaitait que tout ce qui était fait, ici et là, soit placé en réseau pour que les petites initiatives, mises bout à bout, deviennent un grand projet.
Le salon est ouvert jusqu'au lundi 2 novembre
Publié le : Vendredi 30 octobre 2009 à 08:51
Publié à 12 h 30 - Mis à jour à 19 h 04
Ce n'était ni un pétrolier ni un ferry en difficulté comme le panache aurait pu le faire croire. Mais un beau catamaran de 15 mètres, l'étoile, qui a coulé, lundi vers midi, à 25 km du rivage au large de Sète à la suite d'une voie d'eau, suivie d'un incendie. Peu de vent, du soleil : la scène était très visible. C'est ce qui a permis au Sémaphore de Sète de déclencher les secours rapidement.
Selon le Crossmed (Centre régional de secours en Méditerranée), il n'y avait qu'une personne à bord, le skipper, blessé à la jambe notamment, a heureusement été secouru par un plaisancier. Ce dernier l'a recueilli à bord de son bateau personnel l'Exocet. Il a été ensuite transféré sur une vedette de la gendarmerie. Une fois débarqué, à La Grande-Motte, le skipper blessé a été pris en charge, sous oxygène, par les pompiers avant d'être accueilli aux urgences de l'hôpital Lapeyronie, à Montpellier.
O.SC
Publié le : Mardi 27 octobre 2009 à 10:26
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"Nautique et durable", c'est le thème de ce 10 ème salon d'automne.
Plaisance et écologie font-ils réellement bon ménage ?
Bien sûr. L'idée, c'est que les activités nautiques de l'homme (plaisance, pêche, baignade, aménagements portuaires...) laissent le mois de traces possibles sur l'environnement. Aujourd'hui, il existe non seulement une volonté d'y parvenir, mais aussi les outils technologiques.
Par exemple ?
Prenons la construction de bateaux. Désormais, les grandes marques résonnent en terme de conception, de construction, d'utilisation et de déconstruction. Les matériaux utilisés ont beaucoup évolué. Sur le salon, on pourra voir par exemple des coques en fibres végétales.
Dans les ports, le concept de port à sec est aussi de plus en plus utilisé. Il y a eu beaucoup de progrès, notamment avec la mécanisation. Il existe des ports à sec où il suffit d'insérer une carte magnétique pour qu'un robot aille chercher le bateau et le mette à l'eau. D'autres procédés très intéressants sont en cours de validation, comme l'hydrogénérateur : un voilier tire une hélice flottante derrière lui qui, avec la vitesse, produit l'énergie électrique du bateau.
La question de la défense de l'environnement est-elle une mode dans le nautisme où peut-elle s'inscrire dans la durée ?
Pour nous, il est clair qu'il ne s'agit pas d'un simple coup. Il est évident que les prochaines années, on ne passera pas la question de l'écologie sous silence. Aujourd'hui, le nautisme est synonyme de développement durable. Je vais même plus loin : si le nautisme n'intègre pas l'aspect environnemental, il mourra !
Pour revenir au salon, quelle place lui accordez-vous dans la hiérarchie nationale ?
On se positionne derrière Paris bien sûr, Cannes et La Rochelle. A la différence qu'ici, on propose des bateaux à taille humaine, neufs et d'occasion. A partir de 500 €, le visiteur peut espérer trouver quelque chose.
Quid de la crise dans le nautisme ?
Les salons de Cannes et La Rochelle n'ont pas été mauvais. La crise est là, elle n'est pas finie, mais ce salon est un espoir pour les professionnels qui viennent. Les grands constructeurs voient en nous une vraie plate-forme de vente en Méditerranée.
Recueilli par Olivier RAYNAUD
Publié le : Mardi 27 octobre 2009 à 09:41
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RAPPEL : 18 mois après les premières mortalités d'huîtres juvéniles, les résultats sont là...
Tout cycle , quand il est perturbé, a du mal à s'en remettre. Et quand c'est du renouvellement des stocks de l'étang de Thau en huîtres commercialisables qu'il s'agit, l'onde de choc se répercute sur toute une profession, et plusieurs centaines d'emplois.
A deux mois des fêtes de fin d'année, du côté des mas, on fait plutôt grise mine. Et pour cause : les ostréiculteurs de Thau paient aujourd'hui au prix fort les mortalités qui, dès le mois de mai 2008, ont frappé leurs "cordes". Sachant qu'il faut en moyenne 18 mois à une huître pour arriver à taille commercialisable sur la lagune, c'est toute une partie du stock, qui aurait été nécessaire pour faire face à la demande en cette fin d'année, qui fait défaut. Et ce n'est pas tout : vu la persistance des mortalités (dûes au seul herpès virus, ou pas) jusqu'à l'été 2009, la production en vue des fêtes 2010 est elle aussi assez compromise.
Si l'on ajoute à cela une relative pénurie de naissains (lire ci-contre) et des prix qui ont flambé en sortie de certaines écloseries, on comprend pourquoi l'ambiance n'est pas à la franche rigolade. Confirmation de Denis Régler, directeur de la section régionale conchylicole : « Sur les 2 800 tables en production, on estime que nous pouvons compter sur 2 500 tonnes d'huîtres commercialisables, contre 5 000 tonnes normalement en cette saison. Nous avons donc moins de produit et, en plus, des huîtres de très belle qualité mais qui auront du mal à séduire les acheteurs de la grande distribution : comme il y en a sensiblement moins dans l'étang, elles ont grossi plus vite et sont aujourd'hui hors taille (8, 10 huîtres au kilo). » Les producteurs de Thau auront donc moins de produit à vendre alors qu'ils se sont parallèlement échinés des mois durant à remettre du naissain, parfois en vain, et à faire le tri sur des cordes chargées en partie de coquillages vivants, en partie d'huîtres perdues.
Un travail de Romain qui a fait exploser les coûts de production sans que le prix des huîtres, lors de leur première mise en marché, ait suivi la tendance. Aussi le président de l'Organisation des producteurs, Alain Sacaze, se rendra-t-il demain au CNC (Comité national de la conchyliculture). Il y défendra le principe de l'instauration d'un prix plancher (« du style 2 € le kilo pour la Bouzigues »), en dessous duquel l'huître ne pourrait être vendue en première mise en marché, mais argumentera aussi pour que les écloseries qui ont été indemnisées à l'issue des mortalités jouent le jeu.
A savoir qu'elles ne répercutent pas leurs pertes sur le prix de vente des naissains. Grainocéan ferait déjà cet effort (lire ci-dessous et ci-contre). Outre cette liste de voyants au rouge, un autre signe des mauvais jours inquiète les ostréiculteurs de Thau : « Ces banques qui traînent les pieds quand on leur parle de nos problèmes de trésorerie. » Quant à la pénurie d'huîtres, à laquelle on peut logiquement s'attendre, elle n'est pas encore d'actualité. Et pour cause, la demande est à l'avenant de la situation économique : morose. Décidément, quand ça neva pas...
Patrice CASTAN
Publié le : Vendredi 23 octobre 2009 à 15:54
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Publié le : Jeudi 22 octobre 2009 à 09:00
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| Photo C. FORTIN |
Un coup de coeur. Lorsqu'il a posé les yeux sur la Sainte-Rosalie, Gary Schapmann s'y est tout de suite vu : « Je préside une association, "Au fil de l'eau", qui a pour but de s'occuper des enfants en marge, à travers des ateliers d'écriture. Et puis, je suis passionné de bateaux en bois. Je me suis dit que je pouvais faire profiter les enfants des joies de la navigation. »
L'auteur-compositeur-interprète-comédien a donc acquis ce vieux chalutier de 17,50 m, construit par les chantiers Aversa. L'a accosté au quai Riquet, près du pont Tivoli. Et avec ses cachets, a commencé à restaurer l'embarcation, fort d'une autorisation d'occupation temporaire (AOT) du domaine maritime.
Puis, la gestion du port transférée à la Région, Gary a cherché à régulariser complètement sa situation auprès des nouvelles autorités compétentes. Après de multiples imbroglios administratifs, il s'est vu finalement signifier, le 5 octobre, une mise en demeure de quitter le quai. Avec un délai de quinze jours pour déposer un recours. Mercredi, il sera donc en infraction.
Mais il veut rester et est prêt à payer « 2000 € par an » d'AOT. Or, pour la Région, le problème n'est pas là, Jean-Baptiste Giordano, vice-président du conseil régional, souhaiterait « qu'une convention » soit mise en place avec la mairie pour encadrer l'installation à quai d'associations ou de vieux gréements. La situation précaire de la Sainte-Rosalie, actuellement à couple avec le New capricorne (le quai Riquet était en travaux), pourrait être l'élément moteur d'une telle convention. Mais pour Gary Chapmann, le temps presse.
Yohan DOUCET
Publié le : Samedi 17 octobre 2009 à 14:18