Rafales : 8 nds
Température mer :
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édition du samedi 12 décembre 2009
Jean-Pierre Champion, président de la Fédération française de voile, est venu à La Grande-Motte pour officialiser la labellisation du Centre d'entraînement Méditerranée - Course au large (CEM) en tant que "Centre d'excellence". L'occasion d'une belle soirée au Centre nautique. Cette labellisation, attribuée par le Ministère des sports sur proposition de la FFVoile, remplace l'ancienne dénomination "Pôle France des structures de voile de haut niveau".
En présence du directeur technique national, il a exprimé sa satisfaction devant le niveau atteint à ce jour par le CEM et son ambition de voir se développer ce centre unique en Méditerranée, en complément du centre breton de Port-La-Forêt et d'un futur centre en Vendée. Gérard Dorival, directeur du Creps de Montpellier, a confirmé le partenariat avec le CEM et son soutien au sport de haut niveau. Michel Camboulive, président du CEM et du Yacht Club, a souligné que la voile est un sport majeur à La Grande-Motte et une composante essentielle du développement du nautisme.
Sur le plan sportif, le Centre nautique municipal entraîne les jeunes en catamaran, planche et optimist. Le Yacht Club de La Grande-Motte est en pointe sur la voile habitable au travers de grandes régates comme l'HEXIS Cup et les résultats brillants de ses équipages à des courses telles que La Giraglia ou la Commodores Cup à Barcelone... Le CEM constitue le haut niveau en course au large. C'est aussi un porteur d'image fort et un vecteur de développement économique et touristique.
Le maire, Stéphan Rossignol, a remercié le président de la FFVoile pour sa confiance et a réaffirmé sa volonté de faire du nautisme un axe majeur de sa politique. Il a annoncé que le Trophée Clairefontaine, grand succès populaire en septembre dernier, reviendrait à La Grande-Motte en 2010. Il a confirmé son engagement auprès du CEM et sa satisfaction devant les résultats obtenus et les ambitions affichées. Il a eu le plaisir d'annoncer en direct l'arrivée de Kito de Pavant au Costa Rica à une brillante deuxième place dans la transat Jacques Vabre.
Publié le : Samedi 12 décembre 2009 à 08:27
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édition du vendredi 11 décembre 2009
Balaruc Sept équipages au match race d'automne Le dernier week-end de novembre, l'ASBB Voile organisait le Match Race d'automne. Sept équipages étaient présents dont deux de l'ASBB et un du CN Frontignan. Une série de matchs s'est déroulée devant la plage de Balaruc-les-Bains le samedi avec quelques noeuds de vent. Les bateaux sont rentrés juste avant la nuit sans avoir terminé le premier round robin. Le dimanche, un fort vent de sud a soufflé toute la journée.
Pour des raisons de sécurité, les régates ont été annulées. Bilan mitigé donc, mais les équipages, contents de l'accueil, ont assuré qu'ils reviendraient. Mention spéciale à tous ceux qui ont participé à l'organisation : les bénévoles de l'ASBB Voile, les propriétaires des 4J24 mis à disposition, le centre nautique municipal de Balaruc-les-Bains, la Ligue de Voile Languedoc-Roussillon et la Société nautique de Sète (Marcel en particulier).
Contact ASBB : denis.vanier@free.fr Île de Thau Changement de bouée sur les parcours de l'Etang La bouée numéro 2, située devant l'Ile de Thau à Sète change de type et de position. C'est maintenant la bouée Sirène n° 4 qui remplace l'ancienne bouée fixe aujourd'hui disparue.
Position 43° 24,712'N ; 03° 39,150'E (WGS84)
Publié le : Vendredi 11 décembre 2009 à 09:44
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édition du vendredi 11 décembre 2009
PROFIL : Nicolas Giordano et son frère possèdent deux thoniers senneurs
Voilà un patron atypique. Nicolas Giordano est... ingénieur en électronique ! Mais il a choisi le thon. Par vocation familiale, un peu - son père Antoine était patron - mais aussi pour « l'aventure, cette dimension plaisir dont on parle peu ». Lui et son frère François possèdent les Saint-Sophie François 2 et 3, deux petits thoniers de 32 m (certains dépassent les 40 m). Gamin, Nicolas Giordano bossait déjà, pendant les vacances, sur le bateau paternel, et comme pas mal de ceux qui ont ça dans le sang, il accepte l'aléatoire du métier : « Il y a ceux qui ne sont venus à la pêche au thon que pour l'argent.
Nous, on a intégré le fait que si rien n'est perdu quand on est au creux de la vague, rien n'est gagné quand on est au sommet. » De fait, Nicolas Giordano, qui ne fait pas partie des grandes gueules (« dont certaines ont fait beaucoup de mal à la profession ») n'est pas non plus adepte de la langue de bois : « En 2003, 2004, toutes les conditions étaient réunies pour bien pêcher, et on ne s'en est pas privé. On est peut-être allés un peu loin, on le paye aujourd'hui.
Ce qui fait mal, c'est que la France est la seule à payer la surpêche de ces années-là. » Sur le quota méditerranéen de 13 500 tonnes, la France "hérite" d'environ 2 200 ton nes auxquelles il faudra en effet retrancher la pénalité de 470 tonnes. « Restera 50 tonnes par bateau. » De quoi rentabiliser ? « C'est d'un chiffre d'affaires dont nous avons besoin, pas d'un volume donné. C'est là que la campagne de Greenpeace à notre encontre a un effet pervers : leur action a fait chuter la demande de thon rouge et comme il y a moins de demande, le prix a chuté, de 7 € le kg à 2 ou 3 € aujourd'hui... » Logiquement, pour être rentables, les thoniers devraient donc pêcher plus, effet diamétralement opposé aux visées des écologistes.
Nicolas Giordano relève d'ailleurs d'autres incohérences dans les discours tenus çà et là : « On nous dit qu'il y a du thon, mais moins de géniteurs. Ça veut aussi dire que les poissons que l'on observe vont le devenir. Et s'il n'y avait que des géniteurs, on relèverait la difficulté du thon à se reproduire... » Mais la seule menace qui inquiète véritablement le Sétois c'est l'inscription du thon à l'annexe 1 de la Cites (espèces protégées) et « l'interdiction de commercialiser ». Sinon, à 38 et 42 ans, les frères Giordano ne mettront pas leurs bateaux au déchirage.
Même si leur armement n'est pas rentable avec un thon vendu entre 2 et 3 € (et 50 tonnes par bateau), ils se savent « plus légers en charges » que beaucoup de thoniers sétois. Ils ont néanmoins vu leur chiffre d'affaires divisé par trois en 5 ans alors que les factures de gazole (70 000 €) ou les assurances (60 000 €) n'ont pas suivi la même courbe. Mais le jeune patron garde la tête froide : « Dans la pêche, les coups durs, c'est écrit d'avance. » Les écolos ? « Ils enfoncent des portes ouvertes. » Les scientifiques ? « Pour avoir des résultats, ils ont eu besoin d'être un peu alarmistes. Je pense qu'aujourd'hui, il faut calmer le jeu et entrer un minimum dans le détail. »
Publié le : Vendredi 11 décembre 2009 à 09:25
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édition du jeudi 10 décembre 2009
RAPPEL : Deux jours durant au Lazaret, professionnels, scientifiques, élus, etc., aborderont tous les enjeux auxquels la filière est confrontée
Cela n'a rien à voir avec les assises nationales dont l'objectif est de jauger, et de juger, la Politique commune de la pêche (PCP). Les assises qui, dès demain matin et pour deux jours, réuniront au Lazaret une pléiade d'acteurs de la filière pêche, se situent en fait dans la droite ligne de celles qui avaient été organisées par le Comité régional des pêches en 2006, au lycée de la Mer.
Et c'est une nouvelle fois le CRPMEM et son président Henri Gronzio qui sont à l'origine de cette grand-messe, dans un contexte qui, c'est un euphémisme, ne s'est pas amélioré en trois ans. Hormis le prix des carburants, relativement stabilisé ces derniers mois, de douloureuses problématiques ont refait surface avec encore plus d'acuité qu'elles n'en avaient par le passé : la réglementation et la gestion de la ressource en font partie, mais aussi la commercialisation, la reconversion pour la pêche au large... Assemblées plénières et ateliers thématiques se succéderont ainsi de demain, 10 h 30, à samedi, 18 h 30. Des assises qui, à défaut de trouver les bonnes réponses, devraient au moins avoir le mérite de poser les bonnes questions. Ce n'est déjà pas si mal ...
Pa.C
Les Assises se tiendront au Lazaret (La Corniche, rue Pasteur-Benoît), à Sète.
Infos au 04 67 74 91 97, 06 27 52 95 52
Publié le : Jeudi 10 décembre 2009 à 09:27
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édition du mardi 8 décembre 2009
PROFIL : Petits-métiers côtiers, ils sont basés à Frontignan
« Vous voulez savoir où est notre problème ? C'est de partager notre zone de pêche avec les chalutiers. Partout autour (Agde, le Grau du Roi...) , il y a des récifs artificiels, sauf ici. Alors le chalutage se répercute chez nous... » éric Bellone et Denis Pons désespèrent d'être entendus. Il faut dire que non seulement ces deux-là font partie d'une "espèce" relativement rare, les petits-métiers côtiers, mais encore dépendent-il, puisque basés à Frontignan, de la prud'homie de... Palavas.
D'autant plus incongru qu'eux et leur quinzaine de collègues muscatiers affirment que « la prud'homie de Sète a toujours le dernier mot. Tenez, pendant des années, Frontignan a porté un projet d'implantations de récifs artificiels que Sète a fait capoter. On a tout entendu, même que les récifs seraient gênants en cas de débarquement » ! Il faut bien se faire à l'évidence : l'idée que l'on se fait, à terre, d'une grande famille de la pêche, a vécu. Les griefs sont bel et bien là, d'autant que la situation économique des petits-métiers n'est pas fameuse.
Alors, encore, au sujet des chalutiers : « Autour des filières (à moules, qui sont dans la bande des 3 milles) , certains chalutent presque tous les jours, dès 1,5 mille marin, au petit matin... Et entre avril et juin, pour les dorades, c'est pareil. » Il y a aussi, outre le souci récurrent de partage de la ressource conséquent à l'entrée de certains chalutiers dans la bande des 3 milles, celui des filets et pots à poulpes ( photo ci-contre ), parfois embarqués par des bateaux en action de pêche ... « Un jour, un patron de chalut m'a même proposé de me revendre un filet qui était à moi », assure Eric Bellone.
Mais au-delà de ces problèmes de cohabitation, qu'un meilleur respect de la règlementation pourrait solutionner, se pose la question, cruciale, de la commercialisation. Issu d'un "art dormant", réputé de qualité, le poisson pêché par les petits-métiers rejoint néanmoins la criée, comme la production des chalutiers. A la différence de ceux de Palavas ou du Cap d'Agde, où des structures ont été mises en place pour la vente directe, ces pêcheurs-là n'ont pas vraiment le choix.
« Du coup, quand à l'issue d'une bonne journée, tu te pointes avec tes 50 kg de dorades, la joie tombe vite quand, à côté, un chalut en déverse 500 kg. Et encore plus quand tu sais que, parfois, ça a été chaluté dans les 3 milles », confient les deux pêcheurs.
Quant à la solidarité, ces deux-là n'y croient pas : « C'est la mentalité du pêcheur, l'individualisme, qui nous ont tués. Quand on a essayé de faire des choses, comme se porter partie civile contre les chalutiers récidivistes, on a été déboutés, eux nous ont ri au nez. Quant aux Affaires maritimes, quand on y va trop, on les emmerde et si l'on n'y va pas, ils croient que tout va bien. » L'avenir ? « On ne peut pas faire de projet, on ne sait pas ce qui va se passer. Seule certitude : cette semaine, on a tous perdu de l'argent... »
Publié le : Mardi 8 décembre 2009 à 11:49
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| Photo C. FORTIN |
édition du samedi 5 décembre 2009
RAPPEL : Il a été retrouvé jeudi matin. Son autopsie n'a pas pu être encore pratiquée
Un voile de mystère entoure encore les causes de la mort du Grand dauphin retrouvé mort jeudi matin au bout du Môle par le personnel de la station d'essence pour bateaux. Après les observations d'un scientifique dès l'après-midi, c'est un vétérinaire spécialisé qui a examiné hier le mammifère. « Je n'ai pas pu l'autopsier. Il est toujours dans l'eau » , a expliqué Nicolas Keck. En fin de journée, les services techniques de la ville devaient tenter de tirer le dauphin de l'eau et le placer dans un endroit pouvant faciliter le travail du vétérinaire.
Toutefois, Nicolas Keck a pu procéder à plusieurs analyses : « Visiblement, ce dauphin a roulé. Il a beaucoup de lésions post mortem sur le corps. Pour l'heure, rien ne montre qu'il a été pris dans des filets. » En outre, le vétérinaire montpelliérain a fait un prélèvement pour de futures analyses génétiques. Enfin, il a réalisé des photographies de la nageoire dorsale : « Nous les comparerons avec d'autres photos prises sur des dauphins en mer. Comme toutes les nageoires sont différentes, cela va nous permettre de savoir si l'on a pu observer ce spécimen quand il était en vie. » A suivre, donc.
Ph.M
Publié le : Samedi 5 décembre 2009 à 09:13
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édition du vendredi 4 décembre 2009
Un dauphin mort a été retrouvé hier en fin de matinée au bout du Môle. L'information a été transmise à l'association montpelliéraine Eco-océan qui a dépéché dans l'après-midi un scientifique qui s'est livré aux premières constatations. Seule une autopsie permettra de déterminer les causes de la mort : naturelle, maladie, ou accidentelle.
Le coup de mer de samedi dernier pourrait également être en cause et d'autres dauphins pourraient s'échouer dans les jours à venir. Ce mammifère est un Tursiop de 3 m, de plus en plus rare en Méditerranée. Très intelligent c'est un de ses congénères qui avait endossé le rôle de Flipper le dauphin.
C. FORTIN
Publié le : Vendredi 4 décembre 2009 à 15:08
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édition du jeudi 3 décembre 2009
RAPPEL : A l'approche des fêtes, les rapines sont plus présentes. Et cette année la production est divisée de moitié
Ici 200 kg de coquillages volatilisés dans un mas, là quelques cordes manquant à une ou plusieurs tables, plus loin une vingtaine de pochons envolés. Quand arrivent les fêtes de fin d'année sur l'étang de Thau, des huîtres et des moules disparaissent comme par enchantement tant dans les mas que sur l'eau. « Rien de spectaculaire , comme le dit un ostréiculteur, mais c'est banal. » Une banalité qui a un certain poids cette année avec la perte de la moitié de la production à cause du virus tueur de naissains. En 2009, au lieu des 15 000 t produites habituellement, seuls 7 500 t seront soumises à l'appétit des clients.
Et des voleurs. « A 90 %, ce sont des producteurs peu scrupuleux qui se volent entre eux », explique un conchyliculteur. Car pour soustraire la production de son voisin, « il faut le matériel pour enlever les cordes, il faut savoir où aller et il faut surtout savoir comment l'écouler. Quand on vous vole 500 kg d'un coup, ce n'est pas un touriste. » Pour un employé dans un mas, ces actes de rapines concernent « de plus en plus les cordes. Avant, "ça" volait plus dans les mas. » Bien sûr, "on" y vole toujours un peu : une hélice de bateau par ici, de l'essence autre part et même un tapis pour remonter les cordes. Tiens, tiens.
Et des cordes, il y en a quelques-unes sur l'étang. 1 000 en moyenne sur chacune des 2 700 tables dressées sur la nappe aquatique de Thau. Tout ça pratiquement en libre service. « Avec ce nombre de cordes, comment tu fais pour tout surveiller ? , interpelle un ostréiculteur, en plein jour, il suffit qu'un gars vienne avec son bateau, se serve et reparte. La nuit, c'est différent, il n'y a pas de bruit, alors, en tendant l'oreille, tu entends celui du moteur ».
De jour, alors, certains conchyliculteurs s'arrangent pour être le plus souvent possible sur l'eau. Ou sur leurs pontons pour scruter l'horizon avec des jumelles. D'autres ont carrément choisi de délocaliser leur production dans les étangs près de Gruissan, plus petits, plus faciles à surveiller.
Quand la production sortie de l'eau pour les fêtes commencera à rejoindre les mas, quelques patrons dormiront même sur place, comme d'habitude, pour dissuader les éventuels candidats à la rapine. Tout ça pour préserver du mieux possible leur trésor, leur perle à eux : l'huître de l'étang de Thau : « La plus belle et la meilleure ». Celle qui attire les convoitises. Blottie dans ses parcs d'attraction.
Philippe MALRIC
Publié le : Jeudi 3 décembre 2009 à 09:53
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édition du dimanche 29 novembre 2009
Dernièrement s'est déroulée l'inauguration du nouveau garage Borel, concessionnaire Citroën à Agde. A cette occasion, plusieurs personnalités politiques et économiques locales avaient été invitées.
Parmi elles, le député-maire Gilles d'Ettore qui a reçu des mains du directeur de la société un chèque de 2 000 € à remettre à l'association "Lou Capian de Thau".
Cette dernière veille en effet sur le bateau-boeuf l'Espérance, construit à Agde en 1881 et revenu sur ses eaux l'été dernier. Hélas, amarrée sur un quai du Coeur de Ville, la vénérable embarcation a subi divers outrages avant d'être coulée. Le renflouage, imminent, coûtera quand même cher à l'association.
Publié le : Dimanche 29 novembre 2009 à 11:25
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édition du jeudi 26 novembre 2009
RAPPEL : La CCI a décidé de « rétablir la réalité des longueurs » pour les bateaux
C'est plus un problème de forme que de fond. Que la Chambre de commerce qui gère le port de plaisance ait décidé de vérifier la réalité de la longueur déclarée des bateaux sur le port de plaisance n'est guère critiquable. Mais ce qui chagrine la Société nautique, qui représente un quart des 400 plaisanciers du port, c'est plutôt la méthode utilisée par la Chambre de commerce pour contrôler la longueur des bateaux. « On serait arrivé à un accord sur le nouveau mode de calcul si la CCI nous en avait parlé avant, mais la procédure nous a heurtés. Ils ont fait monter des agents sur les bateaux pour les mesurer sans en avertir les propriétaires », claque Marie-Hélène Leclercq.
L'association, un brin remontée, s'en est d'ailleurs émue haut et fort, lors du dernier conseil portuaire qui regroupe régulièrement, à la Région, l'ensemble des acteurs du port. Un conseil qui devait donner son avis sur la question et qui a préféré à une énorme majorité s'abstenir. Du côté de la Chambre de commerce, on convient en effet avoir mesuré les bateaux de plaisance du port. « Les longueurs qui nous étaient déclarées ne correspondaient pas tout à fait à la réalité, nous avions fait le constat dans la gestion pratique du port que ces longueurs étaient toujours en défaveur du gestionnaire du port » , indique l'hôtel consulaire.
En fait, la CCI souhaite prendre désormais en compte tous les appendices des bateaux : balcons ou structures amovibles. Sur la méthode employée pour y parvenir, elle précise : « Chaque automne, afin d'éviter les risques sur les bateaux en cas de tempête, nous faisons le tour des amarrages. Cette année, nous avons aussi mesuré la longueur des bateaux. » Pour autant, visiblement, la CCI ne souhaite pas engager un bras de fer avec les plaisanciers. Elle assure vouloir « rétablir la réalité avec souplesse ». Ainsi après vérification des longueurs des 400 bateaux, l'incidence porterait seulement sur quinze embarcations qui passeraient en catégorie supérieure. « On s'est, donné une marge d'erreur de 50 cm », souligne la CCI. Par ailleurs, une circulaire a été envoyée aux propriétaires concernés ces derniers jours et la CCI leur propose « de discuter contradictoirement des mesures ».
La présidente de la Société nautique admet : « Il y a probablement de multiples façons de calculer l'encombrement des bateaux » mais précise : « s'il y avait eu un comité de liaison du port de plaisance que nous réclamons depuis des années, le gestionnaire aurait été obligé d'informer ce comité avant de modifier les tarifs. »
Jean-Pierre SOUCHE
Publié le : Jeudi 26 novembre 2009 à 09:12
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édition du lundi 23 novembre 2009
Une fois le salon nautique terminé, l'Apac (association des plaisanciers d'Agde et du Cap) a tenu son assemblée générale au centre nautique du Cap d'Agde. Le trésorier Raymond Bresson y a présenté, dans un premier temps, des comptes et bilan positif dûs à l'excellent résultat de la boutique. La cotisation 2010 reste inchangée 35 € par adhérent et quitus est donné à l'unanimité moins 1 voix.
Lors de la lecture du rapport moral, des chiffres ont permis, une fois encore, d'illustrer la bonne santé de l'association : l'Apac regroupe à ce jour plus de 140 plaisanciers liés par la convivialité, donnant raison à la devise de l'association : "Faire de la plaisance un plaisir".
Lors de cette réunion, les membres du bureau se sont félicité des relations entretenues notamment avec la municipalité, la Sodéal, l'office de tourisme, les professionnels du nautisme ainsi qu'avec les associations de plaisanciers du Cap et du Languedoc-Roussillon.
Au registre des activités, il a été mis en exergue le succès pour les cours de navigation, de météo, la préparation au certificat de radiotéléphoniste restreint "CRR" animés par Olivier Lapointe ainsi que pour le Troc Nautique organisé par l'Apac dans le cadre de la Fête du Nautisme en partenariat avec la Sodéal et le Centre Nautique. L'événement de la saison estivale a été la Croisière hauturière "La Route des Meharis II Cap d'Agde – Marina Cap Monastir", organisée en étroite collaboration avec le commandant du port de Monastir. 14 voiliers ont quitté le Cap d'Agde le 31 mai et après escales à Porquerolles, en Corse, en Sardaigne puis Kélibia, Port Yasmime Hammamet, El Kantaoui et sont arrivés le 6 juillet à Monastir. Une forte participation au 3 e Rallye du muscat de Frontignan, avec 25 bateaux dont 4 de l'Apac a été enregistrée le 12 septembre au Cap d'Agde, amarrage offert par la Sodéal.
Pour le salon nautique, le stand de l'Apac a connu une très bonne fréquentation et résultat meilleur qu'en 2008.
Cette assemblée générale a également permis de dévoiler le programme pour l'année prochaine : l'ensemble des activités sera reconduite. Un stage "Prévention et secours civiques de niveau 1" sera animé par les pompiers d'Agde. Les sorties de groupe en mer seront organisées en fonction de la météo une semaine à l'avance et annoncées à la permanence du jeudi et par internet. Quant au projet de croisière estivale rien n'est encore décidé.
En fin d'après-midi, l'assistance était nombreuse autour de l'apéritif-buffet offert par la municipalité et servi par le service des festivités au cours duquel le président de l'Apac a remis au nom des adhérents un chèque de 400 € au président de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) Raymond Bresson.
Publié le : Lundi 23 novembre 2009 à 11:58
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édition du samedi 21 novembre 2009
Après les restaurants du centre ancien situés le long des berges de l'Hérault, c'est désormais au tour des commerces du quai du commandant Méric, au Grau-d'Agde, de voir leurs terrasses sur le fleuve bénéficier d'un lifting en profondeur. Depuis le 9 novembre dernier, des engins de la société Buesa, spécialisée dans les travaux sous et sub-marins, démembrent ont démembré six terrasses sur les sept inclues dans cette première tranche de travaux.
Un chantier d'envergure puisque la Ville – et le Département à hauteur de 20 % – consacrent 650 000 € à ce projet, qui permettra, à terme, d'harmoniser le paysage commercial de ce site très touristique et surtout d'offrir un accès plus aisé aux personnes handicapées.
Les commerçants concernés vont bien évidemment participer à cette dépense sous forme d'une augmentation de la taxe sur les droits de terrasse. C'est d'ailleurs le motif du litige qui oppose actuellement la Ville à un commerçant qui a investi très récemment dans sa terrasse et ne souhaite évidemment pas payer davantage.
C'est aussi pour ménager les professionnels situés plus haut sur le quai, près de la plage, que la municipalité ne lancera pas la deuxième tranche de travaux immédiatement. « Les commerçants ont investi il y a peu de temps dans des terrasses qu'il faut amortir » , indique-t-on du côté de la mairie. Aussi, la fin des aménagements du quai ne devrait être lancée que dans quatre ans. Pour 700 000 € supplémentaires.
Publié le : Samedi 21 novembre 2009 à 09:14
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| Photo Christophe FORTIN |
édition du vendredi 20 novembre 2009
LES FAITS : Le feu a été allumé vers 1 h du matin jeudi. Les dégâts sont nombreux
Un incendie d'origine « très clairement criminelle » d'après les enquêteurs a notamment détruit un tas de filets appartenant au patron thonier Roger Delponte dans la nuit de mercredi à jeudi, vers 1 h du matin sur le quai A du port de Sète. Les flammes ont été rapidement maîtrisées par les pompiers qui ont pu se brancher rapidement sur une borne incendie.
Le sinistre a même failli être fatal à un SDF. L'homme dormait juste à côté dans une caravane. Il a été réveillé en sursaut par la forte odeur de brûlé. « Il a sauvé sa peau in extremis. On s'est occupé de son relogement » , a commenté le commissaire Dewas. Outre la caravane, les flammes ont totalement détruit une voiture et un conteneur contenant du matériel. L'annexe du thonier a également été brûlée. Enfin, le Eros Calli, chalutier de Daniel Calli, amarré juste à l'endroit de l'incendie, a été endommagé par la chaleur dégagée. Une fois la fumée dissipée, les policiers du commissariat de Sète ont opéré des relevés. Selon nos informations, une bouteille de produit inflammable a été retrouvée. Deux mois après...
Cet incendie ressemble à s'y méprendre à celui qui avait touché mi septembre, dans une toute autre proportion, les filets du patron thonier Raphaël Scanapiecco, pile poil de l'autre côté du canal. Le laboratoire marseillais qui y avait fait des prélevements n'a toujours pas rendu son rapport.
Philippe MALRIC
Publié le : Vendredi 20 novembre 2009 à 09:44
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édition du dimanche 15 novembre 2009
Le CVM a organisé la dernière manche du championnat de Ligue "dériveurs". Avant la trêve hivernale, le CV Marseillan confirme sa très bonne santé. Cet ultime rendez-vous a réuni sur la base nautique municipale de Marseillan une soixantaine de jeunes.
Trois manches ont été disputée dans des conditions de vent idéales. L'équipage composé de Clélia Bourgois et Aude Compan, en 420, ont remporté la 1 re place, arrachant au passage la première place toutes séries, suivies de près par Nikola Pinosa et Clémence Berthez, qui s'adjugent les 1 re et 3 e places en optimist minimes.
Quentin Martel s'est, quant à lui, classé premier dans la série Laser 4.7 et 4 e toutes séries confondues.
A l'issue de la trêve hivernale qui s'annonce, 2010 s'annonce riche en événements pour le club. Pas moins de quatre manifestations d'ampleur régionale ou nationale sont déjà inscrites au calendrier.
A noter que le bureau du CVM organise un ultime entraînement samedi 12 décembre, qui sera suivi d'une soirée de clôture de l'année sportive afin de remercier tous les bénévoles pour leur mobilisation et leur implication dans la vie du club. Le CVM reprendra les entraînements le 23 janvier.
Publié le : Dimanche 15 novembre 2009 à 08:38
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édition du mercredi 11 novembre 2009
A l’heure où se tient, dans un complexe hôtelier luxueux de Recife, au nord du Brésil, l’assemblée plénière de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA), un rapport scientifique et plusieurs observations font l’effet d’un pavé jeté dans la Mare nostrum. Et si l’idée commune que le thon rouge est en voie d’extinction, du fait de la surpêche, était une erreur ? Et si tout le monde, organisations écologistes et scientifiques, s’était fondé, pour étayer ce discours alarmiste et politiquement correct, sur des modèles contestables ? Enquête à contre-courant…
« Le golfe du Lion est à bloc de poissons. Ils sont sous nos fenêtres et on nous empêche de les pêcher ! », gueulait l’autre jour Jean-Marie Avallone, patron sétois du plus gros armement français de pêche au thon. Avec d’autres professionnels, il avait organisé, il y a un an, un survol de la baie d’Aigues-Mortes pour montrer que ce qu’il disait était exact. Depuis l’avion, les journalistes avaient bien vu quelques taches caractéristiques des mattes de thons, mais de là à dire que le grand migrateur était de retour dans le golfe, il y avait un pas que les scientifiques refusèrent de franchir.
Ce sont pourtant trois chercheurs de l’Ifremer qui, aujourd’hui, volent au secours des pêcheurs. Parmi eux, Henri Farrugio. L’homme préside le comité scientifique de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée. S’il n’emploie pas les mêmes mots qu’Avallone, il est tout aussi formel : « J’affirme qu’il y a beaucoup de thons en ce moment dans le golfe du Lion, beaucoup plus que lors de nos précédentes observations ». Très discrètement, l’Ifremer utilise depuis des années les moyens aériens de repérage. Une technique officieuse, à l’opposé des modèles reconnus, fondés sur les prises des pêcheurs.
Les survols obéissaient à un protocole très strict : quatre routes de prospection allant jusqu’à 700 kilomètres au large ont été définies selon des caps précis et une altitude invariable ; chaque observation a fait l’objet d’un point GPS et d’une description de la taille des poissons permettant d’établir une cartographie. « Nous avons commencé en 2000 grâce à un programme européen. Le travail s’est poursuivi jusqu’en 2003. On l’a arrêté ensuite faute d’argent. On l’a relancé cette année », détaille Henri Farrugio.
Et en 2009, au terme de 80 heures de vol et de 16 000 kilomètres parcourus, l’évolution est spectaculaire : les concentrations de thons sont deux fois plus importantes que sur la période 2000-2003. « La plupart des vols ont permis de détecter une présence abondante de thons dans l’ensemble du golfe (…). On a pu observer de très importantes concentrations d’environ 1 à 2 km de rayon (…) En septembre, certaines de ces concentrations, accompagnées d’importants vols d’oiseaux marins, étaient situées à faible distance de la côte (… ) », peut-on lire dans le rapport.
Mieux : les gros individus (100 kg et plus), autrefois rares dans le golfe, étaient bien représentés tout comme les juvéniles : « Il s’agissait de populations équilibrées et dynamiques », précise le chercheur. Des thons de grande taille que l’on disait victimes plus que les autres de la surpêche (ils sont vendus à prix d’or aux industriels du sushi), ont été vus en nombre aux Baléares par le scientifique espagnol Joan Miquel Sorell Baron. Ils constituaient un bon tiers des observations effectuées cette année après la fermeture de la pêche. Même constat positif à l’Institut océanographique d’Espagne où le bilan des prospections aériennes est en cohérence avec celui de l’Ifremer. De Tunisie, d’Italie, tout comme dans les madragues marocaines de Gibraltar où l’on aurait relevé cette année, une taille moyenne supérieure de 15 centimètres à celle de 2008, parviennent des échos positifs. Le thon rouge serait-il de retour ?
Jean-Pierre LACAN
Publié le : Jeudi 12 novembre 2009 à 11:00