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Le retour des géants dans le port de Sète

jeudi 28 février 2019

Sujet : Midi Libre

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Le premier paquebot est attendu aujourd’hui. Jusqu’en novembre, 120 000 passagers vont débarquer.
PHILIPPE MALRIC

Midi Libre le 28/02/2019

L’escale du Viking Jupiter, ce jeudi 28 février, marque le coup d’envoi de la saison des croisières en Île singulière.
Selon des études, un paquebot à quai produit des rejets dans l’atmosphère équivalents à 10 000 à 30 000 véhicules, et en propulsion, cinq à dix fois plus.

Le port de Sète essaie de faire baisser ces nuisances. Ainsi l’électrification du quai d’Alger est en passe d’être réalisée pour que les navires s’y branchent et stoppent leurs moteurs. Une opération difficile à réaliser du côté du Môle Masselin. Là, les paquebots accueillis y sont beaucoup plus grands et la puissance électrique ne serait pas assez importante. Mais pourquoi pas pour les ferrys…

Les plus grandes unités accostent, elles, au quai H. Le plus loin possible de la ville. Un pis-aller en attendant 2022. Cette année-là sera appliqué le protocole ECA Méditerranée imposant moins de soufre dans le carburant et des filtres à particules pour les navires. 

D’un autre côté, de plus en plus de compagnies basculent à la propulsion au gaz naturel. Enfin, le port réfléchit à une politique tarifaire avantageuse pour les moins polluants.

Et la pollution ?
La saison 2018 s’était terminée par l’escale d’un Viking. Celle de 2019 s’ouvre par l’arrivée d’un Viking. Après, donc le Viking Sky en décembre, c’est l’étrave du Viking Jupiter qui va couper, ce jeudi matin à 8 h, le ruban d’inauguration de la nouvelle saison des croisières dans le port de Sète.

Selon des études, un paquebot à quai produit des rejets dans l’atmosphère équivalents à 10 000 à 30 000 véhicules, et en propulsion, cinq à dix fois plus. Le port de Sète essaie de faire baisser ces nuisances. Ainsi l’électrification du quai d’Alger est en passe d’être réalisée pour que les navires s’y branchent et stoppent leurs moteurs. Une opération difficile à réaliser du côté du Môle Masselin. Là, les paquebots accueillis y sont beaucoup plus grands et la puissance électrique ne serait pas assez importante.

Mais pourquoi pas pour les ferrys… Les plus grandes unités accostent, elles, au quai H. Le plus loin possible de la ville. Un pis-aller en attendant 2022. Cette année-là sera appliqué le protocole ECA Méditerranée imposant moins de soufre dans le carburant et des filtres à particules pour les navires. D’un autre côté, de plus en plus de compagnies basculent à la propulsion au gaz naturel. Enfin, le port réfléchit à une politique tarifaire avantageuse pour les moins polluants.

La population de Montbazin sur un paquebot !
Une “inauguration” particulière puisque ce navire – entré dans la flotte de Viking Cruises le 7 février - effectue sa croisière inaugurale. Il est aussi entré, à cause du vent, dans une jetée du port du Pirée (Grèce), le 14 février.

Un choc qui lui a occasionné une petite brèche au-dessus de la ligne de flottaison. Première sortie, premier “pét”. Le voilà paré pour des années. Cette escale sera la première des 78 annoncées cette année à Sète. Soit un nombre maximum de 120 000 passagers.

Maintien des escales dominicales
Pour mémoire, en 2018, les quais sétois avaient vu passer, précisément, 114 429 passagers lors de 72 escales. Pour 2020, 83 escales seraient déjà programmées.

En ce qui concerne cette année, le record de taille de bateau (294 m) ne sera pas battu. Il faudra attendre la prochaine campagne. En revanche, le record du nombre de passagers sur un même bateau devrait être battu puisque le Sapphire Princess (le 4 août) aura à son bord quelque 2 870 croisiéristes. Soit, à une centaine de personnes près, la population de… Montbazin.

Les habitants de Balaruc-le-Vieux, eux, seraient à l’aise sur le Sovereign (2 773 places). Comme en 2018, le navire espagnol (265 m) sera l’un des plus réguliers puisque 33 escales (le dimanche, sauf exception) sont inscrites sur son carnet de bord. ça promet donc quelques beaux embouteillages humains, le dimanche, dans les Halles. Parce que dans les rues adjacentes du centre, il n’est pas sûr que les passagers espagnols trouveront de quoi consommer….

De 6 à 120 000 passages

En neuf ans c’est rien de le dire l’activité croisières du port de Sète a connu une croissance exponentielle. Il faut dire que la construction par la Région du quai H (long de 467 m) a permis de proposer l’accueil de grandes unités qui étaient dans l’impossibilité d’accoster quai d’Alger et au môle Masselin, trop courts. Ainsi de 16 escales en 2010, le port est passé, pour cette année, à 78. Sur la même période, le nombre de passagers a sauté de 5 686 (en 2010) à 120 000 pour cette année. À noter que de 2017 à 2018, ils sont passés de 43 777 à 114 429, grâce, notamment, aux multiples escales du Sovereign.

Douze “nouveaux” bateaux attendus
Cette nouvelle campagne de croisières sera aussi l’occasion de voir de nouveaux paquebots. Nouveaux dans le sens où ils ne sont jamais passés par l’Île singulière. Il y en a douze, cette année. Hormis le Viking Jupiter donc, les Aida Vita, World Explorer, Celebrity Infinity, Le Bougainville, Silver Whisper, Veendam, Silver Shadow, Sapphire Princess, Spirit of Discovery, Norwegian Pearl et Emerald Princess et leurs passagers viendront découvrir les quais sétois.

Et si ces escales se déroulent bien, autant pour le navire que pour l’équipage et les passagers (qui remplissent à bord un formulaire de satisfaction), les compagnies concernées peuvent ensuite décider de revenir d’autres années. Elles sont maintenant une vingtaine, de compagnies, à passer par le port de Sète.
La dernière en date ? Viking Cruises.
 
Philippe MALRIC




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