Votre conseiller portuaire comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Paris, à une date qui reste à fixer, afin de répondre d’accusations de propos diffamatoires faisant suite à une plainte déposée le 21 juin 2024 par la SODEAL, relative à des prises de position concernant l’engagement de travaux de remise en état des quais, considérés comme non prévus contractuellement.

Commentaire


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RevilliodPosté : 10 déc. 2024, 19:25
Oui, il y a un problème, et quoi de plus logique au regard de la situation actuelle de notre pays, en récession à tous les niveaux. En 1980, je possédais un Sangria, un petit voilier de 7,6 mètres, amarré au petit port Saint-Martin, au Cap d’Agde. À l’époque, je travaillais comme lieutenant sur un tanker huit mois par an, ma femme ne travaillait pas, et nous élevions nos deux enfants tout en vivant au Cap d’Agde, résidence Saint-Martin, face au Palmeria. Sans être riche, je pouvais me permettre de vivre ma passion pour la voile. Nous partions en famille aux Baléares avec une simple gonio et sans le moindre confort à bord, mais nous étions heureux. J’ai connu la gestion du port en régie, suivie de la création de la Sodeal sous l’impulsion de M. Passérieux, un maire en qui je n’ai jamais eu confiance. C’est à ce moment-là que les caisses du port ont commencé à être dilapidées, au grand désarroi de ceux qui, comme M. Robin, prônaient une gestion sérieuse et rigoureuse. Les plaisanciers ont alors été contraints de combler le déficit du centre nautique, bien que ce dernier n’ait jamais constitué un service à leur bénéfice direct. Puis, est arrivé GDE (Gilles d’Ettore). Lors de son premier mandat, la gestion du port s’est effectivement améliorée. Mais au cours du second mandat, la dérive a commencé. Tandis que les tarifs stagnaient, l’état du port se dégradait progressivement. Puis vint la folie du projet ICONIC : des dépenses faramineuses, un gouffre financier, et un maire qui se comportait en Louis XIV local. L’incarcération récente du Maire met enfin en lumière une situation de corruption profondément enracinée parmi les élus. En ce qui concerne les tarifs portuaires, il y a dix ans, ils étaient équivalents à ceux de La Grande-Motte. Aujourd’hui, en 2024, ils sont 20 % plus élevés, et Monsieur Frey propose une réduction symbolique de 1 %. Pendant ce temps, il semble urgent de protéger le PDG de la Sodeal, mis en cause par la Chambre régionale des comptes à un niveau rarement vu. Soyons clairs : les plaisanciers du Cap d’Agde n’ont pas les moyens de ceux de la Côte d’Azur. Quant à l’idée d’augmenter les services, comme évoqué dans l’article ci-dessus, cela relève d’un déni de réalité. L’âge d’or de la plaisance est révolu. Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est une réduction substantielle des tarifs pour relancer l’activité et redynamiser toute la filière. Enfin, il est impératif de cesser de piller les caisses pour financer des dépenses qui n’ont aucun lien avec le port. Une gestion responsable, transparente et équitable est la seule voie possible pour restaurer la confiance des plaisanciers et redonner au Cap d’Agde le rayonnement qu’il mérite.