Cagnotte de soutien Aidez à financer la défense du conseiller portuaire et directeur de publication d'Infocapagde poursuivi devant le Tribunal correctionnel après une plainte en diffamation de la SODEAL concernant des faits sanctionnés par la Chambre du contentieux.
InfoDon
Contribution à l'indépendance du site en le soutenant financièrement

Infos CDPCA

Accès sécurisé aux documents du CDPCA (courriers, procédures, tribunal administratif, etc.)

Réservé aux plaisanciers via lien personnel

Accès
InfoVent InfoMer
04-09-2026 à 22:44

NNW — 3 nds

Rafales : 4 nds

Température mer : 24.6°C

Historique

Lever du soleil : 07:13 Coucher du soleil : 20:16

🌗 Dernier quartier

InfoNavigation
InfoRigolo
Le mal de mer : au début, t'as peur de mourir ; à la fin, t'as peur de pas mourir.
InfoMèl
Recevez par mail les nouveautés du site.
InfoThèque

Infocapagde : Affaire SODEAL / SPIC : État de droit ou zone de non-droit au Cap d'Agde ?

Jusqu’où ira l’impunité ? C’est la question lancinante qui brûle les lèvres sur le port du Cap d'Agde. Alors que les déboires financiers et juridiques de la SODEAL s'accumulent, la passivité de l'État suscite un malaise profond chez les plaisanciers.
Sommes-nous encore dans un État de droit ou dans un système où la classe politique bénéficie d'un totem d'immunité ?

Une genèse sous l'ère d'Ettore, perpétuée sous le SPIC

Dans une récente enquête, le magazine Marianne interrogeait le cynisme du système politique agathois : comment les dérives, les arrangements et les scandales accumulés sous le règne de Gilles d'Ettore, puis entretenus par son système et ses affidés, ont fini par paver la voie à la victoire du Rassemblement National. Consultez

Pourtant, malgré les promesses de changement, la mise en place du SPIC (Régie municipale) n'a été qu'un ravalement de façade. Les méthodes sont restées les mêmes :

  • Même opacité, on continue de dissimuler la réalité des chiffres aux plaisanciers
  • Même refus de rendre des comptes, la bascule en Régie a servi de paravent pour tenter d'effacer les traces de la gestion antérieure de la SODEAL sans solder ses dettes
  • Même logique de système, rien n'a changé sur le fond, le plaisancier reste la variable d'ajustement financière.

Tout est fait pour étouffer le scandale : Comment est-ce possible ?

Aujourd'hui, les pièces du dossier révèlent des faits d'une gravité exceptionnelle :

  • Un déficit dissimulé de plus de 500 000 €, au sens de l'article L. 631-1 du Code de commerce, la SODEAL est en cessation des paiements. Tenter de boucler l'affaire par une "liquidation amiable" entre soi relève d'une tentative délibérée de contourner la liquidation judiciaire obligatoire et le contrôle d'un mandataire indépendant, non désigné par le Maire.
  • 2,6 M€ d'argent indu siphonné sur les plaisanciers, l'arrêt définitif de la Cour des comptes du 7 juillet 2026 (n° S-2026-0858) a tranché, le report de charges et des emprunts de voirie/quais sur les usagers du port était illégal. Pourtant, les instances de liquidation font comme si cet arrêt n'existait pas !
  • Des décisions entachées de nullité, les dernières assemblées générales ont été tenues dans une opacité complète (huis clos, absence de liste des présents) et avec des votes d'élus dont les délégations étaient juridiquement caduques ou retirées.
    Tout cela s'est déroulé dans un contexte lourd de pressions directes exercées sur la liquidatrice en poste à l'Office de Tourisme, afin d'obtenir un verrouillage parfait des décisions et d'accélérer l'étouffement des comptes. 

AG de la Sodeal du 27/07/2026Consulter

Cerise sur le gâteau : La traque judiciaire du lanceur d'alerte

Comme si ce déni de droit ne suffisait pas, on marche désormais sur la tête. Philippe Revilliod, conseiller portuaire et responsable d’Infocapagde, est renvoyé devant le Tribunal correctionnel de Paris à la suite d'une plainte en diffamation déposée par la SODEAL en 2024.

Son "crime" ?
Avoir dénoncé publiquement des dérives et l'imputation illégale des travaux de quais sur les redevances des plaisanciers, des faits pourtant définitivement confirmés et sanctionnés par la juridiction financière !

Le comble de l'ironie, ce sont les redevances des plaisanciers eux-mêmes qui financent les frais d'avocat engagés par la SODEAL pour poursuivre leur propre représentant portuaire !
Utiliser les deniers des plaisanciers pour faire taire ceux qui révèlent la vérité illustre jusqu'à l'absurde le verrouillage du système.

Cagnotte de soutien

Le laxisme incompréhensible des services de l'État

C'est là que le scandale local devient un scandale d'État.
Comment le contrôle de légalité de la Préfecture peut-il laisser valider de telles délibérations ?
Comment les services de l'État peuvent-ils tolérer le maintien d'une liquidation amiable pour une structure en faillite non avouée ?

Face à ce qu'il faut bien appeler un laxisme institutionnel, le sentiment d'une justice à deux vitesses prévaut. Le système politique local semble pouvoir bafouer les textes de loi et les décisions juridictionnelles sans jamais être inquiété.

Le CDPCA sommation au poing : 8 jours pour agir !

Face à cette inertie, le Collectif Des Plaisanciers du Cap d'Agde (CDPCA) refuse de capituler. Par courrier recommandé adressé le 17 août 2026 à la Préfète de l'Hérault, le CDPCA a posé des demandes précises et un ultime ultimatum de 8 jours :

  • Saisine des tribunaux par l'État pour constater la cessation des paiements et ouvrir une liquidation judiciaire
  • Déféré préfectoral contre l'approbation des comptes entachés d'illégalité
  • Signalement Article 40 auprès du Procureur de la République pour nourrir la plainte pénale N° 25.049.051 (visant des griefs de dissimulation de passif, détournement de fonds publics et complicité de banqueroute).

La démocratie locale ne se fera pas dans le déni de justice

Le CDPCA le martèle, la classe politique et l'administration ne peuvent pas indéfiniment s'affranchir du droit.
Les plaisanciers exigent la vérité, le respect des décisions de justice, la fin des poursuites baillons contre leurs représentants et la restitution intégrale de leur dû.

Si les services de l'État persistent dans leur mutisme, le CDPCA élargira les poursuites judiciaires. Le combat continue, plus déterminé que jamais.



Publié le : Mardi 18 août 2026 à 12:22