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Jusqu’où ira l’impunité ? C’est la question lancinante qui brûle les lèvres sur le port du Cap d'Agde. Alors que les déboires financiers et juridiques de la SODEAL s'accumulent, la passivité de l'État suscite un malaise profond chez les plaisanciers.
Sommes-nous encore dans un État de droit ou dans un système où la classe politique bénéficie d'un totem d'immunité ?
Dans une récente enquête, le magazine Marianne interrogeait le cynisme du système politique agathois : comment les dérives, les arrangements et les scandales accumulés sous le règne de Gilles d'Ettore, puis entretenus par son système et ses affidés, ont fini par paver la voie à la victoire du Rassemblement National. Consultez
Pourtant, malgré les promesses de changement, la mise en place du SPIC (Régie municipale) n'a été qu'un ravalement de façade. Les méthodes sont restées les mêmes :
Aujourd'hui, les pièces du dossier révèlent des faits d'une gravité exceptionnelle :
AG de la Sodeal du 27/07/2026Consulter
Comme si ce déni de droit ne suffisait pas, on marche désormais sur la tête. Philippe Revilliod, conseiller portuaire et responsable d’Infocapagde, est renvoyé devant le Tribunal correctionnel de Paris à la suite d'une plainte en diffamation déposée par la SODEAL en 2024.
Son "crime" ?
Avoir dénoncé publiquement des dérives et l'imputation illégale des travaux de quais sur les redevances des plaisanciers, des faits pourtant définitivement confirmés et sanctionnés par la juridiction financière !
Le comble de l'ironie, ce sont les redevances des plaisanciers eux-mêmes qui financent les frais d'avocat engagés par la SODEAL pour poursuivre leur propre représentant portuaire !
Utiliser les deniers des plaisanciers pour faire taire ceux qui révèlent la vérité illustre jusqu'à l'absurde le verrouillage du système.
C'est là que le scandale local devient un scandale d'État.
Comment le contrôle de légalité de la Préfecture peut-il laisser valider de telles délibérations ?
Comment les services de l'État peuvent-ils tolérer le maintien d'une liquidation amiable pour une structure en faillite non avouée ?
Face à ce qu'il faut bien appeler un laxisme institutionnel, le sentiment d'une justice à deux vitesses prévaut. Le système politique local semble pouvoir bafouer les textes de loi et les décisions juridictionnelles sans jamais être inquiété.
Face à cette inertie, le Collectif Des Plaisanciers du Cap d'Agde (CDPCA) refuse de capituler. Par courrier recommandé adressé le 17 août 2026 à la Préfète de l'Hérault, le CDPCA a posé des demandes précises et un ultime ultimatum de 8 jours :
Le CDPCA le martèle, la classe politique et l'administration ne peuvent pas indéfiniment s'affranchir du droit.
Les plaisanciers exigent la vérité, le respect des décisions de justice, la fin des poursuites baillons contre leurs représentants et la restitution intégrale de leur dû.
Si les services de l'État persistent dans leur mutisme, le CDPCA élargira les poursuites judiciaires. Le combat continue, plus déterminé que jamais.